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AURORE
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GAGNON
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(1909 – 1920)
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et sa famille
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Aurore Gagnon, c’est la plus petite en avant !
C’est la seule photo existante de la véritable Aurore
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(Source photo : http://www.aurore-gagnon.net/
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Sa fiche-bio
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1906 |
Mariage de Télesphore Gagnon et de Marie-Anne Caron. |
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1909 |
31 mai : Naissance d’Aurore Gagnon à Ste-Philomène de Fortierville, dans le comté de Lotbinière. |
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Son père : Télesphore Gagnon. |
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Sa mère : Marie-Anne Caron. |
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Elle a une sœur aînée, Marie-Jeanne. |
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Elle aura deux frères cadets : Georges-Étienne et Joseph. |
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1916 |
Marie-Anne Caron est atteinte de tuberculose. Aurore est placée en pension chez les religieuses. Marie-Anne Houde offre son aide aux Gagnon pour prendre soin de la malade. |
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1917 |
Le 6 novembre, Joseph Gagnon meurt à l’âge de deux ans et demi. |
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1918 |
Le 23 janvier, Marie-Anne Caron, la mère d’Aurore, meurt à l’asile de Beauport. |
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Le 1er février, Télesphore Gagnon se marie en secondes noces avec Marie-Anne Houde. Aurore revient vivre chez son père. |
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Les corrections sont courantes à l’époque. Marie-Anne Houde ne se cache pas pour affirmer qu’elle corrige sa fille qu’elle juge vicieuse. Devant les blessures de plus en plus évidentes d’Aurore, les voisins ne savent pas comment réagir. |
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1919 |
Aurore séjourne à l’Hôtel-Dieu de Québec pour tenter de guérir un ulcère à un pied. |
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1920 |
Le 12 février, Aurore Gagnon meurt à 10 ans. |
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Les marques sur le corps incitent les autorités à demander une autopsie. |
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La cause du décès : Empoisonnement du sang et épuisement général dû aux nombreuses blessures non soignées. |
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Le 14 février, immédiatement après les funérailles d’Aurore, Télesphore et Marie-Anne sont arrêtés pour meurtre. |
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Au terme de leurs procès, Marie-Anne Houde est condamnée à la pendaison et Télesphore Gagnon est condamné à la prison à vie. |
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Le 4 mai, Marie-Anne Houde donne naissance à des jumeaux à la prison de Québec. |
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Le 29 septembre, la peine de mort de Marie-Anne Houde est changée en peine de prison à vie. |
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1921 |
Une pièce de théâtre raconte les malheurs d’Aurore. |
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1925 |
Télesphore Gagnon est libéré de prison. |
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1933 |
Marie-Anne Houde est opérée pour un cancer du sein. |
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1935 |
Le 29 juin, Marie-Anne Houde est libérée de prison pour des raisons de santé |
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1936 |
Le 12 mai, Marie-Anne Houde meurt à Montréal. |
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1938 |
Le 8 janvier, mariage en troisièmes noces de Télesphore Gagnon et de Marie-Laure Habel. |
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1951 |
Tournage d’un film sur l’histoire d’Aurore, inspiré de la pièce de théâtre. La famille Gagnon tente d’empêcher la sortie du film, mais perd sa cause. |
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1961 |
Le 30 août, Télesphore Gagnon meurt à Ste-Philomène de Fortierville. |
Les œuvres qu’elle a inspirées
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Année |
Œuvre |
Détails |
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1921 |
« Aurore
l’enfant martyre » |
Pièce de théâtre en deux actes écrite par Léon Petitjean et Henri Rollin jouée à Montréal entre 5000 et 6000 fois jusque dans les années 50. |
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1927 |
« Aurore
l’enfant martyre » |
La pièce de théâtre de 1921 est révisée. Elle devient une pièce en 5 actes. |
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Fin des années 20 |
« La petite
martyre, victime de la marâtre » |
Roman sensationnel de Robert DeBeaujolais. |
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1952 |
« La petite
Aurore, l’enfant martyre » |
Film dirigé par Jean-Yves Bigras, inspiré de la pièce de théâtre. |
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1952 |
« La petite
Aurore » |
Roman écrit par Émile Asselin, inspiré de la pièce de théâtre. |
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1952 |
« Le drame
d’Aurore » |
Roman de Benoît Tessier. |
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1966 |
« Le roman
d’Aurore, la petite persécutée » |
Roman écrit par Hubert Pascal. |
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1982 |
« Aurore
l’enfant martyre » |
Texte de la pièce de théâtre de Léon Petitjean et Henri Rollin. |
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1986 |
« L’obsession
de Marie-Anne G. » |
Pièce de Denis Giguère diffusée à la radio, traitant du passage de Marie-Anne Houde à l’aile psychiatrique de la prison de Kingston. |
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1990 |
« Aurore, la
vraie histoire » |
Roman d’André Mathieu. |
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1994 |
« L’affaire de la
petite Aurore » |
Dramatique de la série télévisée « Les grands procès » qui reconstitue le procès de Marie-Anne Houde. |
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2005 |
« Aurore » |
Film réalisé par Luc Dionne. |
Les vedettes du premier film
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« La petite Aurore, l’enfant
martyre »
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Yvonne
Laflamme (Aurore) |
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Contrairement à la croyance populaire, Yvonne Laflamme n’a pas fait ses débuts dans la vie artistique avec le rôle d’Aurore. C’est en 1950 qu’elle a fait ses débuts sur les planches en jouant le Petit Poucet dans une pièce de Félix Leclerc, « La caverne des splendeurs ». L’année suivante, on lui offre le rôle de sa vie, celui de la petite Aurore. Pour ce film, elle touche un cachet de 300 $ pour onze jours de tournage. Le film est un immense succès. En plus de sa carrière de comédienne, Yvonne Laflamme est aussi danseuse pour les Grands Ballets Canadiens. Elle joue régulièrement au théâtre, dont sa dernière pièce en 1974, « On ne sait jamais » au Théâtre du Rideau Vert. On la voit à l’occasion à la télévision, notamment dans « Le pirate Maboule » où elle tient le rôle de Rosa Petitpas. On la voit aussi dans le téléroman « Grand-papa » dans la peau de Mme Riendeau. Par la suite, elle quitte le milieu artistique pour se consacrer à sa vie familiale. |
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Lucie
Mitchell (Marie-Louise, la marâtre) |
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Née en 1911, Lucie Mitchell (né Dumouchel) a fait se débuts au théâtre en 1931. Elle joua tour à tour pour la Société canadienne d’opérette, pour le Théâtre National, puis pour le Théâtre Arcade. Elle a aussi été de la troupe de Jean-Paul Kingsley pour qui elle joua la Vierge dans « La Passion ». C’est alors que se présenta l’opportunité d’incarner la belle-mère d’Aurore. C’était son premier rôle au cinéma…. Et quel rôle ! Le film connut un tel succès que désormais, tout le monde reconnaissait Lucie Mitchell sur la rue. Mais pour le public, elle n’était pas Lucie Mitchell, comédienne. Elle était la détestable qui martyrisa Aurore. Identifiée à son personnage, Lucie Mitchell ne pourra plus jamais jouer de rôle important. Néanmoins, elle participa à plusieurs films québécois : « Les brûlés » et « Les mains nettes » en 1958, « Trouble-fête » en 1964, « La corde au cou » en 1965, « La vraie nature de Bernadette » en 1972, « Parlez-nous d’amour » en 1976, « Ça peut pas être l’hiver, on n’a même pas eu d’été » en 1980 et « La quarantaine » en1982. À la télé, on l’a vue dans « Joie de vivre », « Cap-aux-Sorciers » et « Grand- papa ». Elle est décédée en février 1988, emportée par un cancer à 76 ans. |
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Paul
Desmarteaux (Théodore) |
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Né en 1906, Paul Desmarteaux fut l’une des vedettes incontestées de l’époque du burlesque. Pendant des années, il a joué avec les plus grands de cette époque, Jean Grimaldi, Manda Parent, Rose Ouellette (La Poune), ainsi qu’Olivier Guimond, père et fils, et plus tard, Claude Blanchard et Léo Rivet. Il fut d’ailleurs l’un des partenaires privilégiés d’Olivier Guimond, fils. Aussi talentueux dans le drame que dans la comédie, il fit aussi partie de la troupe de Fred Barry et Alfred Duquesne au Théâtre Stella. Il joua très peu au cinéma. Son rôle de Théodore, le père d’Aurore, est l’une de ses rares présences. Il y donne quand même une performance digne de mention. Par la suite, on l’a vu dans quelques rôles à la télévision, dont « À la branche d’Olivier » avec son ami Olivier Guimond. Son personnage le plus célèbre demeure celui du curé Labelle dans le téléroman de Claude-Henri Grignon, « Les belles histoires des pays d’en haut ». Il a tenu ce rôle durant toute la durée de la série, soit de 1956 à 1970. Il meurt le 19 janvier 1974 à l’âge de 67 ans. |
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Janette
Bertrand (Catherine) |
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Janette Bertrand est l’une des personnalités les plus connues et les plus admirées au Québec. Ce que les gens savent moins, c’est qu’au tout début de sa carrière, elle joua le rôle de Catherine, une voisine, dans le film « La petite Aurore, l’enfant martyre ». Ayant vu le jour en 1925, Janette Bertrand a tout fait dans sa vie. Elle signa d’abord des chroniques dans certains journaux. Plus tard, cette expérience lui servira à écrire ses textes pour la télévision. On lui doit notamment « Toi et moi », « Quelle famille », « Grand-papa » et « Avec un grand A » en plus de quelques pièces de théâtre. En plus du rôle de Catherine au cinéma, Janette Bertrand a joué à la télé dans « Toi et moi » et « Quelle famille » aux côtés de son mari Jean Lajeunesse. Janette anima aussi plusieurs séries télévisées, dont « Janette veut savoir » et « Parler pour parler ». Jean et Janette sont les parents de trois enfants qui ont eux aussi travaillé dans le domaine artistique, Dominique, Isabelle et Martin. |
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La carrière de Jean Lajeunesse a toujours été liée de près
à celle de son épouse Janette Bertrand.
Dans « La petite Aurore, l’enfant martyre », il incarne Abraham, le
fiancé de Catherine (rôle de Janette Bertrand).
Ensemble, ils ont aussi formé un couple dans les séries
télévisées « Toi et moi »
et « Quelle famille ».
C’est lui aussi qui a tenu le rôle titre
du téléroman « Grand-papa »
écrit par Janette et pour lequel il reçoit un prix
d’interprétation. Né en 1921, il a aussi laissé sa marque au théâtre, entre autres dans « Le diable à quatre » et « Un simple soldat ». En plus d’être le porte-parole de La Prudentielle, compagnie d’assurances (rappelez-vous le slogan « Celle qui a la force de Gibraltar »), il a tenu quelques rôles au cinéma dans « Réjeanne Padovani », « Le frère André » et « La grenouille et la baleine ». A 70 ans, le 26 septembre 1991, il termine sa route, emporté par un cancer, laissant pour le pleurer ses trois enfants vedettes, Dominique, Isabelle et Martin Lajeunesse. |
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Nana de Varennes (Tante Melvina) |
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Née en 1885, Nana De Varennes a été la douce tante Melvina de la petite Aurore. Elle a d’ailleurs participé à d’autres films de cette époque, dont « Les lumières de ma ville ». C’est toutefois à la télé que le grand public a appris à la connaître grâce à ses principaux rôles : Démérise, la femme du père Gédéon dans « La famille Plouffe », la cousine du Pot-au-Beurre dans « Le survenant » et mémère dans « Quelle famille ». Elle est décédée très âgée, en 1981. |
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J.
Léo Gagnon (Le médecin) |
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J. Léo Gagnon est né à Tétreauville en 1907. Il a été l’une des plus grandes vedettes de l’époque des radioromans. Ses rôles les plus connus demeurent celui du père Chardonnel dans « Je vous ai tant aimé » et le boulanger dans « Un homme et son péché ». C’est d’ailleurs avec ce rôle de boulanger qu’il fait ses premiers pas au cinéma à la fin des années 40 dans « Un homme et son péché » et « Séraphin ». Outre son rôle de médecin qui enquête sur la mort de la petite Aurore, il tiendra plusieurs rôles au cinéma dans « L’eau chaude, l’eau frette », « La maudite galette », « La mort d’un bûcheron », « Réjeanne Padovani » et « La piastre ». Il livre sa meilleure performance dans « Les dernières fiançailles » de Jean-Pierre Lefebvre, qui est même présenté au Festival de Cannes. En plus de 50 ans de carrière, il a joué dans plusieurs séries télévisées, dont « Race de monde » et « Monsieur le ministre ». Il succombe à une crise cardiaque le 31 janvier 1983 à l’âge de 75 ans. |
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(Source photos : La Cinémathèque Québécoise, archives) |
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« L’affaire de la
petite Aurore »
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Dans la série « Les
grands procès »
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Scénarisé par
François Boulay et Dominic Champagne et réalisé par Mark Blandford, cette
dramatique de la série « Les grands procès » fut diffusée à TVA le 25 octobre 1994. En
voici les principaux acteurs : |
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Léa-Marie Cantin (Marie-Anne Gagnon) |
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En 1994, c’est à
Léa-Marie Cantin qu’on a confié le rôle de la marâtre Marie-Louise Gagnon qui
doit subir son procès relativement à la mort d’Aurore. Bien que peu connue du
grand public, Léa-Marie Cantin n’en est pas à son premier rôle. Ça fait déjà
une bonne dizaine d’années qu’elle œuvre au théâtre et au cinéma lorsqu’on
lui offre l’opportunité de tenir le rôle de l’une des méchantes les plus
célèbres du Québec. Ses rôles les plus marquants au cinéma, elle les a tenus
dans les films « Blanche est la
nuit », « Love moi » et « Les amoureuses ». Elle était aussi la vedette, avec
Denis Bouchard, du documentaire « Le
marché du couple » par lequel on décortiquait les habitudes des
couples québécois, au début des années 90. À la télévision, elle n’a toujours
tenu que des petits rôles, dont le plus mémorable demeure celui de la fille
de « Marilyn » dans le téléroman
de Lise Payette. Fait étonnant, dans « Les
grands procès », Marie-Anne Gagnon assiste passive à son procès.
C’est donc un rôle muet, mais le jeu de la comédienne passe par l’expression
de son visage et de ses yeux cachés sous un large voile noire. |
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(Attention :
Ne pas confondre Léa-Marie Cantin avec Marie Cantin, une autre comédienne). |
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Daniel Gadouas (Oreus
Mailhot) |
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Fils de la
comédienne Marjolaine
Hébert et du comédien Robert Gadouas, Daniel Gadouas est un véritable
enfant de la balle. Il est encore tout jeune lorsqu’il devient une vedette de
la télé alors qu’il joue dans le téléroman « Rue de l’Anse » aux côtés de Gilles Pelletier et
Gisèle Schmidt. Depuis, sa popularité à la télévision ne s’est jamais tarie.
On l’a vu dans de nombreuses séries dont « Du
tac au tac », « Marilyn »,
« L’héritage », « Le masque », « Watatatow »
et plus récemment « La
promesse ». C’est toutefois pour son rôle de Lionel St-Cyr dans « Le temps d’une paix » qu’il demeure le plus connu. Au cinéma, il joue
entre autres dans « Portion
d’éternité », « Sous-sol » et « Gaz Bar Blues ». Pour son rôle dans « Les grands procès », il se mérite une nomination aux Prix
Gémeaux de 1995. Oreus Mailhot était le marchand général de Fortierville et
le juge de paix du village au moment des tristes événements. Ses fonctions
font donc de lui un témoin clé dans le procès de Marie-Anne Gagnon. |
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Denis Bernard (Me J. Napoléon Francoeur) |
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C’est à Maître
Joseph-Napoléon Francoeur que Marie-Anne Gagnon a confié sa défense. Devant
les atrocités qu’on lui reproche, Me Francoeur tentera de la présenter comme
inapte à subir son procès. L’interprète de Me Francoeur, Denis Bernard, est
originaire de Lac-Etchemin. Il fait ses premières armes à la télévision dans
le téléroman « Robert et
compagnie ». Vedette incontestée du petit écran, sa feuille de route
comprend de nombreuses séries télévisées, dont « La misère des riches », « Le parc des braves », « Marilyn »,
« Jasmine », « Virginie », Mon meilleur ennemi »,
« Diva », « Les
aventures tumultueuses de Jack Carter », « L’auberge du chien noir » et plusieurs autres. En
plus d’être un acteur de théâtre accompli, il tourne dans plusieurs films
dont « L’audition » qui
lui apporte le Génie du meilleur acteur de soutien en 2006. |
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Yvan Ponton (Me Arthur
Fitzpatrick) |
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Bien connu pour
son rôle de Jacques Mercier, l’entraîneur du National dans la série « Lance et compte », Yvan
Ponton a prouvé qu’il était capable de jouer bien d’autre chose que
les hommes sportifs bourrus, capable de mener de main de maître la plus
indisciplinée des équipes de hockey. La preuve : son interprétation du
Procureur de la Couronne dans « Les
grands procès » a été louangée. C’est lui qui a la responsabilité
d’accuser Marie-Anne Gagnon. Pour les amateurs d’improvisation, Yvan Ponton
demeure l’arbitre de la LNI (Ligue Nationale d’Improvisation). Il est aussi
en vedette dans la série de films des « Boys »
où l’univers du hockey est encore bien présent. Sportif dans l’âme, il n’y a
pas que le hockey qui occupe une place importante dans la carrière d’Yvan
Ponton. Il a aussi décrit des matches de tennis pour le compte de RDS, le
réseau des sports. L’une de ses plus récentes présences à la télévision
remonte aux débuts des années 2000 alors qu’il anime le jeu de connaissances
et de stratégie « Ultimatum »
sur les ondes du réseau TVA. |
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Roger Blay (Le juge Louis-Philippe Pelletier) |
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Diplômé de l’École
Nationale de Théâtre en 1964, Roger Blay a appris son métier de comédien en
même temps que Louisette Dussault et Louise
Forestier qui ont gradué la même année que lui. Il laisse sa marque
surtout au théâtre où il se fait notamment valoir dans la pièce « Les oranges sont vertes »
de Claude Gauvreau. Ce n’est qu’à la fin des années 70 qu’il fait ses débuts
à la télévision dans la série « Duplessis »
où il tient le rôle du premier ministre du Québec, Adélard Godbout. À la même
époque, on peut le voir dans « Race
de monde » et beaucoup plus tard dans « L’héritage » et « Jamais
deux sans toi ». Il a aussi fait très peu de cinéma, mais son rôle
dans « La quarantaine » d’Anne-Claire Poirier reste dans nos mémoires.
On dit que le juge Pelletier, qu’il incarne dans « Les grands procès », était épuisé au terme du procès
de Marie-Anne Gagnon. Le juge Pelletier mourut un an plus tard. Mais une
dizaine d’années après « Les
grands procès », Roger Blay est toujours vivant, mais un peu moins
présent à la télévision. |
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René Gagnon (Dr Albert Prévost) |
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Les psychiatres
ont joué un rôle important dans le procès de Marie-Anne Gagnon puisque la santé
mentale de l’accusée a longtemps été débattue. La défense avait retenu les
services du Dr Albert Prévost, incarné par René Gagnon dans la dramatique.
Vétéran de la scène, René Gagnon a de nombreuses pièces de théâtre à son
actif, bien qu’il soit une figure bien connue de la télévision. « Robin et Stella », « La misère des riches »,
« Marilyn », « Un signe de feu » et « Chambres en ville » font partie de ses séries
importantes. Toutefois, c’est en tant que François Dumoulin dans « Scoop » et Mathieu
Bordeleau dans « Les machos »
qu’il a laissé sa marque. C’est aussi lui qui a incarné Alphonse Desjardins
dans la télésérie racontant la vie du fondateur des caisses populaires. |
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Hubert Loiselle (Dr D.M.
Brochu) |
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La Couronne aussi
a présenté son expert pour évaluer l’état mental de l’accusée. Le Dr D.M.
Brochu, dans « Les grands
procès », était personnifié par Hubert Loiselle. Autant le procès de
la marâtre Gagnon demeure l’une des affaires les plus célèbres du Québec,
autant Hubert Loiselle a laissé une marque inoubliable dans l’histoire de la
télévision d’ici. En effet, sa performance de Georges dans le téléthéâtre « Des souris et des hommes »
demeure un véritable petit bijou, surtout lorsqu’il est secondé par des
artistes d’aussi grand talent que Jacques Godin, Luce Guilbeault et Jean
Duceppe. En plus d’être en vedette dans la série télévisée « Ti-Jean Caribou », Hubert
Loiselle fut un aumônier moderne dans le téléroman « Rue des pignons ». Les dernières années de sa vie
furent très difficiles, mais il trouva quand même le courage de tourner une
dernière fois dans le film « Saints-Martyrs-des-Damnés »
avant de s’éteindre à 72 ans, le 16 novembre 2004. |
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Yvon Thiboutot (Dr
Albert Marois) |
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Dans la série « Les grands procès », Yvon
Thiboutot a tenu le rôle du Dr Albert Marois, qui était
à l’époque médecin légiste à Québec. C’est le Dr Marois qui a pratiqué
l’autopsie sur le corps d’Aurore Gagnon et qui a fait part de ses
observations à la cour lors du célèbre procès. Yvon Thiboutot était loin d’en
être à ses premières armes à la télévision. Toute une génération d’enfant se
souvient de son rôle du Général Tortillas, un révolutionnaire, dans « Marie Quat’ Poches ». Les
plus grands l’ont vu dans la peau de Valentin dans le téléroman « Les Berger ». Il a aussi
fait partie de la distribution de « Maigrichon
et Gras-Double », « Les forges de St-Maurice », « Marilyn », « 4
et demi » et « Entre
chien et loup » où il personnifiait le faible Lazare Carignan. Dans
la soixantaine avancée, c’est le cancer qui a eu raison du comédien le 28
février 2004. |
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(Source
photos : Revue Les grands procès du Québec) |
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Les vedettes du deuxième film
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« Aurore »
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Marianne Fortier (Aurore) |
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Ça représentait
tout un défi, en 2005, de trouver une jeune comédienne pour incarner Aurore.
Un défi, car le rôle était archi connu, faisant quasiment partie du folklore
québécois. Marianne Fortier a réussi à incarner l’enfant martyre avec brio. À
11 ans, pour un premier rôle, c’en était tout un ! Pour incarner ce mythique
personnage qui a vécu au début du vingtième siècle, dans une campagne du
Québec, Marianne a dû passer par tout un processus de sélection et
d’audition. Des centaines de jeunes filles, comme elle, ont aussi tenté leur
chance en espérant connaître la vie d’artiste. La sortie du film, à l’été
2005, a propulsé Marianne Fortier au rang de vedette. Une fois la poussière
retombée, elle est retournée à son quotidien habituel. Elle est encore jeune
et si une carrière de comédienne se dessinait pour elle, nous le saurons à ce
moment. |
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Hélène
Bourgeois-Leclerc (Marie-Anne Houde) |
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Si la méchante
marâtre du passé nous faisait grincer des dents, dans la nouvelle version, elle
prend les traits d’une femme sexy pour qui la séduction occupe une place
importante. Sous les traits de la comédienne Hélène Bourgeois-Leclerc, elle
n’en ne demeure pas moins l’auteure des atrocités envers sa belle-fille.
L’actrice n’aurait pu trouver un meilleur rôle pour faire ses débuts au
cinéma. Toutefois, elle était déjà une figure bien connue des québécois,
entre autres pour ses rôles à la télé dans « Annie et ses hommes », « Tribu.com » et « 450, chemin du Golf ». Mais
Hélène Bourgeois-Leclerc, c’est surtout la Dolorès Bougon de la comédie « Les Bougon, c’est aussi ça la
vie ». Dans sa vie personnelle, elle a partagé sa vie avec le
comédien Sylvain Marcel et le chanteur Richard Petit. Récipiendaire d’un prix
Gémeaux, une brillante carrière s’ouvre à elle. |
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Serge Postigo (Télesphore Gagnon) |
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La réputation de
Serge Postigo n’est plus à faire. Spécialiste des rôles de bons gars, sa
performance dans « Aurore »
lui accorde le statut de superstar de cinéma, prouvant ainsi qu’il peut jouer
les anti-héros. Né en France en 1968, il est arrivé très jeune au Québec. Au
début des années 90, il étudie en théâtre au Cégep de St-Hyacinthe. Il fait
ses débuts professionnels à la télévision dans le rôle de Joël, un jeune
homosexuel dans le téléroman jeunesse « Watatatow ».
Peu de temps après, il est François Dion, le macho par excellence du
téléroman « 4 et demi »,
prouvant ainsi qu’il peut jouer sur tous les registres. Les rôles à la télé
se succèdent : «
Music-hall », « Rue
l’Espérance » et surtout « Urgence »
où il fait la connaissance de son ex-amoureuse, la comédienne Marina
Orsini. Formant l’un des plus beaux couples de notre colonie artistique,
Serge et Marina deviennent parents du petit Thomas en 2002 avant de se
séparer en 2007. Serge Postigo se démarque aussi au théâtre, notamment dans « Le mystère d’Irma Vep », Grease » et « Ladie’s night ». On devra
attendre en 2004 avant de le voir au cinéma. Il y fait son entrée par la
grande porte en interprétant le comique Olivier Guimond
dans « Ma vie en
cinémascope ». Après l’expérience de « Aurore », on l’a vu dans « Idole instantanée », « La rage de l’ange »
et « Duo ». |
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Stéphanie Lapointe (Marie-Anne Caron) |
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La mère biologique
d’Aurore était bien jeune lorsqu’elle est morte en 1918. Pour l’incarner, il
fallait aussi faire appel à une jeune femme. On a choisi Stéphanie Lapointe
qui venait tout juste de sortir gagnante de la deuxième saison de « Star Académie », version
québécoise, au printemps 2004. Sa chanson « L’infidèle »
faisait alors bonne figure au palmarès radiophonique. Bien que la chanson lui
ait servi de tremplin, c’est curieusement à ses talents de comédienne qu’on
fait appel pour se débuts dans le milieu professionnel. À l’hiver 2005, elle
joue dans la série télévisée « Le
négociateur ». Puis, quelques mois plus tard, elle joue dans « Aurore ». Au mois d’août,
elle lance son premier album, « Sur
le fil », faisant de son année 2005 une année charnière. |
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Yves Jacques (Le curé Leduc) |
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Le curé occupait
une place importante dans les campagnes de l’époque, autant que le curé Leduc
dans le film « Aurore ».
Incarné par Yves Jacques, le destin tragique de ce prêtre vous est raconté
plus en détails dans l’article « L’histoire du
curé » plus loin sur cette page. Tout en étant homme de Dieu, il
n’était pas insensible au charme de Marie-Anne Houde et aurait pu lui donner
le bon dieu sans confession. Né en 1956, Yves Jacques est un pilier de notre
télévision et de notre cinéma. Ayant début au tout début des années 80, on
l’a d’abord remarqué à la télé dans « Boogie
woogie 47 », mais c’est son rôle de Pierrot dans « Poivre et sel » qui lui
permet de sortir de l’anonymat. En plus d’avoir joué dans plusieurs « Bye-bye », c’est surtout
le cinéma qui lui apporta sa renommée : « Le déclin de l’empire américain », « Jésus de
Montréal », « Louis 19, le roi des ondes », « La vie
après l’amour », « Nuit de noces », « Les invasions
barbares », et j’en passe…Il travaille aussi beaucoup en France où
il est une vedette fort connue. Au théâtre, on se souvient surtout de sa
performance dans « Les jumeaux
vénitiens » et « La face
cachée de la lune ». |
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Rémy Girard (Oreus Mailhot) |
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C’est à Rémy Girard,
monsieur cinéma lui-même, qu’est revenu l’honneur d’interpréter
Oreus Mailhot, le marchand général qui était aussi juge de paix. Rémy Girard
compte plusieurs années de cinéma et de télévision derrière lui. Au petit
écran, soulignons notamment sa participation à « Manon », « La petite vie »,
« Urgence », « Scoop » et « Cher Olivier », en plus d’avoir incarné Paul Bougon
dans « Les Bougon, c’est aussi ça
la vie » qui lui a permis de récolter un Gémeaux et un Métrostar. Au
cinéma, la liste de ses rôles est encore plus longue : « Les portes tournantes »,
« Dans le ventre du dragon », « Jésus de Montréal »,
« Les Boys », « La Florida » et « Séraphin : Un homme et son péché ». Son rôle de
Rémy dans « Le déclin de l’empire
américain », qu’il reprend dans « Les
invasions barbares », lui permet d’acquérir une renommée internationale. |
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Sarah-Jeanne
Labrosse (Marie-Jeanne Gagnon) |
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Sœur aînée et
fidèle complice d’Aurore, Marie-Jeanne Gagnon occupe une place plus
importante dans l’œuvre de Luc Dionne que dans toutes les autres œuvres
créées auparavant, se rapprochant ainsi un peu plus de la vérité.
Sarah-Jeanne Labrosse incarne avec brio cette compagne dans les bons et moins
bons moments. Née en 1991, Sarah-Jeanne Labrosse est la fille d’un agent de
course automobile. Sarah-Jeanne est très jeune lorsqu’elle fait ses débuts à
la télévision dans le téléroman « Le
volcan tranquille ». On a pu la voir aussi dans la série pour
adolescents « 15/Love ». Elle
a donc déjà un peu d’expérience des plateaux de tournage lorsqu’elle tourne « Aurore ». Après la sortie du film qui a fait couler
beaucoup d’encre, on a pu la voir dans un autre immense succès de notre
cinéma, « Bon cop, bad cop ».
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(Sources
photos : Différentes revues publiées lors du lancement du film « Aurore » en 2005) |
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L’histoire du curé !
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Bien des
spectateurs du film « Aurore » de Luc Dionne (2005) ont été surpris
de la fin tragique de l’histoire. Le curé Leduc, joué par Yves Jacques, est tué
par une charge de dynamite qui explose alors qu’il travaille à enlever des
pierres sur un terrain de la paroisse. Les scènes précédentes nous montraient
un prêtre aux prises avec les remords d’une mort d’enfant qui aurait pu être
évitée. Accident ? Suicide ? À vous de vous faire votre cinéma… Ce que l’on
peut affirmer par contre, c’est que cet élément de l’histoire est basé sur
des faits véridiques. En 1923, le curé Massé, pasteur de la paroisse de
Ste-Philomène de Fortierville, souffrait d’insomnie lorsqu’il décide d’aller
faire du travail manuel sur les terres de la Fabrique. Alors qu’il cherche à
casser de grosses pierres, une charge d’explosifs le tue instantanément. Au
cours de la vie d’Aurore, trois curés se sont succédé à Fortierville :
le curé Grondin, le curé Blanchet et le curé Massé. Dans son film, Luc Dionne
a choisi de n’avoir qu’un seul curé, le contexte avec la réalité n’est donc
pas le même. La lourdeur d’âme du fictif curé Leduc n’est donc probablement
pas la même que celle des curés réels. Par contre, le curé Massé était en
place lors des pires martyres et lors du décès d’Aurore. Quoiqu’il en soit,
bien que le film « Aurore » soit inspiré d’événements véridiques,
il y a quand même place pour un peu de fiction à travers tout ça… |
Crédits et liens
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Littérature |
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COULOMBE, Michel et JEAN, Marcel, « Le dictionnaire du cinéma québécois », Éditions du Boréal, 4ième édition, 2006, 821 pages. |
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Documents audio-visuels |
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(à venir) |
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Articles parus sur Star Québec |
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« Aurore » fait encore courir les foules ! |
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Fiche #7 |
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Intronisation au Temple de
la Renommée le 31 juillet 2005. |
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Dernière mise à jour le 30
août 2008. |