www.starquebec.net

Retour à la page d’accueil

Retour au Temple de la Renommée

AURORE

Description : aurore.jpg

GAGNON

(1909 – 1920)

 

Sa fiche-bio

Les œuvres qu’elle a inspirées

Les vedettes du premier film

Les grands procès

Les vedettes du deuxième film

L’histoire du curé

Crédits et liens

  

Aurore Gagnon, c’est la plus petite en avant !

C’est la seule photo existante de la véritable Aurore

(Source photo : http://www.aurore-gagnon.net/ )    

 

 

 

 

 

Sa fiche-bio

 

 

1906

Mariage de Télesphore Gagnon et de Marie-Anne Caron.

 

 

1909

31 mai : Naissance d’Aurore Gagnon à Ste-Philomène de Fortierville, dans le comté de Lotbinière.

 

Son père : Télesphore Gagnon.

 

Sa mère : Marie-Anne Caron.

 

Elle a une sœur aînée, Marie-Jeanne.

 

Elle aura deux frères cadets : Georges-Étienne et Joseph.

 

 

1916

Marie-Anne Caron est atteinte de tuberculose. Aurore est placée en pension chez les religieuses.

Marie-Anne Houde offre son aide aux Gagnon pour prendre soin de la malade.

 

 

1917

Le 6 novembre, Joseph Gagnon meurt à l’âge de deux ans et demi.

 

 

1918

Le 23 janvier, Marie-Anne Caron, la mère d’Aurore, meurt à l’asile de Beauport.

 

 

1918

Le 1er février, Télesphore Gagnon se marie en secondes noces avec Marie-Anne Houde.

Aurore revient vivre chez son père.

 

 

 

Les corrections sont courantes à l’époque. Marie-Anne Houde ne se cache pas pour affirmer qu’elle corrige sa fille qu’elle juge vicieuse. Devant les blessures de plus en plus évidentes d’Aurore, les voisins ne savent pas comment réagir.

 

 

1919

Aurore séjourne à l’Hôtel-Dieu de Québec pour tenter de guérir un ulcère à un pied.

 

 

1920

Le 12 février, Aurore Gagnon meurt à 10 ans. Les marques sur le corps incitent les autorités à demander une autopsie. La cause du décès : empoisonnement du sang et épuisement général dû aux nombreuses blessures non soignées.

 

 

1920

Le 14 février, immédiatement après les funérailles d’Aurore, Télesphore et Marie-Anne sont

arrêtés pour meurtre.

 

 

1920

Au terme de leurs procès, Marie-Anne Houde est condamnée à la pendaison et Télesphore Gagnon est condamné à la prison à vie.

 

 

1920

Le 4 mai, Marie-Anne Houde donne naissance à des jumeaux à la prison de Québec.

 

 

1920

Le 29 septembre, la peine de mort de Marie-Anne Houde est changée en peine de prison à vie.

 

 

1921

Une pièce de théâtre raconte les malheurs d’Aurore.

 

 

1925

Télesphore Gagnon est libéré de prison.

 

 

1933

Marie-Anne Houde est opérée pour un cancer du sein.

 

 

1935

Le 29 juin, Marie-Anne Houde est libérée de prison pour des raisons de santé

 

 

1936

Le 12 mai, Marie-Anne Houde meurt à Montréal.

 

 

1938

Le 8 janvier, mariage en troisièmes noces de Télesphore Gagnon et de Marie-Laure Habel.

 

 

1951

Tournage d’un film sur l’histoire d’Aurore, inspiré de la pièce de théâtre. La famille Gagnon tente d’empêcher la sortie du film, mais perd sa cause. Pour éviter tout problème juridique, les noms du film sont fictifs, à l’exception du prénom d’Aurore.

 

 

1961

Le 30 août, Télesphore Gagnon meurt à Ste-Philomène de Fortierville.

 

 

1994

Une dramatique de la série télévisée « Les grands procès » reconstitue le procès de Marie-Anne Houde.

 

 

2005

Sortie du film « Aurore » de Luc Dionne mettant en vedette Marianne Fortier et Hélène Bourgeois-Leclerc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les œuvres qu’elle a inspirées

 

Année

Œuvre

Détails

  

1921

Aurore l’enfant martyre

Pièce de théâtre en deux actes écrite par Léon Petitjean et Henri Rollin jouée à Montréal entre 5000 et 6000 fois à Montréal jusque dans les années 50

1921

La dernière prière de la petite Aurore (ou « La dernière prière de l’enfant martyre »)

Chanson écrite par Henri Rollin

1927

Aurore l’enfant martyre

La pièce de théâtre de 1921 est révisée. Elle devient une pièce en 5 actes

1927?

La petite martyre, victime de la marâtre

Roman sensationnel de Robert DeBeaujolais

1952

La petite Aurore, l’enfant martyre

Film dirigé par Jean-Yves Bigras, inspiré de la pièce de théâtre

1952

La petite Aurore

Roman écrit par Émile Asselin, inspiré de la pièce de théâtre

1952

Le drame d’Aurore

Roman de Benoît Tessier

1966

Le roman d’Aurore, la petite persécutée

Roman écrit par Hubert Pascal

1982

Aurore l’enfant martyre

Livre, texte de la pièce de théâtre de Léon Petitjean et Henri Rollin

1986

L’obsession de Marie-Anne G.

Pièce de Denis Giguère diffusée à la radio, traitant du passage de Marie-Anne Houde à l’aile psychiatrique de la prison de Kingston

1990

Aurore, la vraie histoire

Roman d’André Mathieu

1994

L’affaire de la petite Aurore

Dramatique de la série télévisée « Les grands procès » qui

reconstitue le procès de Marie-Anne Houde

2005

Aurore l’enfant martyre : victime innocente d’une femme cruelle

Biographie d’Aurore écrite par Victor Miller

2005

Aurore

Film réalisé par Luc Dionne

 

Les vedettes du premier film

« La petite Aurore, l’enfant martyre »

Film réalisé par Jean-Yves Bigras en 1952.

 

Description : aurore_yvonne.jpg

Yvonne Laflamme (Aurore Andois)

 

Contrairement à la croyance populaire, Yvonne Laflamme n’a pas fait ses débuts dans la vie artistique avec le rôle d’Aurore. C’est en 1950 qu’elle a fait ses débuts sur les planches en jouant le Petit Poucet dans une pièce de Félix Leclerc, « La caverne des splendeurs ». L’année suivante, on lui offre le rôle de sa vie, celui de la petite Aurore. Pour ce film, elle touche un cachet de 300 $ pour onze jours de tournage. Le film est un immense succès. En plus de sa carrière de comédienne, Yvonne Laflamme est aussi danseuse pour les Grands Ballets Canadiens. Elle joue régulièrement au théâtre, dont sa dernière pièce en 1974, « On ne sait jamais », au Théâtre du Rideau Vert. On la voit à l’occasion à la télévision, notamment dans « Le pirate Maboule » où elle tient le rôle de Rosa Petitpas. On la voit aussi dans le téléroman « Grand-papa » dans la peau de Mme Riendeau. Par la suite, elle quitte le milieu artistique pour se consacrer à sa vie familiale.

 

Description : aurore_lucie.jpg

Lucie Mitchell (Marie-Louise Andois, la marâtre)

 

Née en 1911, Lucie Mitchell (né Dumouchel) a fait ses débuts au théâtre en 1931. Elle joua tour à tour pour la Société canadienne d’opérette, pour le Théâtre National, puis pour le Théâtre Arcade. Elle a aussi été de la troupe de Jean-Paul Kingsley pour qui elle joua la Vierge dans « La Passion ». C’est alors que se présenta l’opportunité d’incarner la belle-mère d’Aurore. C’était son premier rôle au cinéma…. Et quel rôle ! Le film connut un tel succès que désormais, tout le monde reconnaissait Lucie Mitchell sur la rue. Mais pour le public, elle n’était pas Lucie Mitchell, comédienne. Elle était la détestable qui martyrisa Aurore. Identifiée à son personnage, Lucie Mitchell ne pourra plus jamais jouer de rôle important. Néanmoins, elle participa à plusieurs films québécois : « Les brûlés » et « Les mains nettes » en 1958, « Trouble-fête » en 1964, « La corde au cou » en 1965, « La vraie nature de Bernadette » en 1972, « Parlez-nous d’amour » en 1976, « Ça peut pas être l’hiver, on n’a même pas eu d’été » en 1980 et « La quarantaine » en1982. À la télé, on l’a vue dans « Joie de vivre », « Cap-aux-Sorciers » et « Grand- papa ». Elle est décédée en février 1988, emportée par un cancer à 76 ans.

 

 

Description : aurore_paul.jpg

Paul Desmarteaux (Théodore Andois)

 

Né en 1906, Paul Desmarteaux fut l’une des vedettes incontestées de l’époque du

burlesque. Pendant des années, il a joué avec les plus grands de cette époque, Jean Grimaldi, Manda Parent, Rose Ouellette (La Poune), ainsi qu’Olivier Guimond, père et fils, et plus tard, Claude Blanchard et Léo Rivest. Il fut d’ailleurs l’un des partenaires privilégiés d’Olivier Guimond, fils. Aussi talentueux dans le drame que dans la comédie, il fit aussi partie de la troupe de Fred Barry et Alfred Duquesne au Théâtre Stella. Il joua très peu au cinéma. Son rôle de Théodore, le père d’Aurore, est l’une de ses rares présences. Il y donne quand même une performance digne de mention. Par la suite, on l’a vu dans quelques rôles à la télévision, dont « À la branche d’Olivier » avec son ami Olivier Guimond. Son personnage le plus célèbre demeure celui du curé Labelle dans le téléroman de Claude-Henri Grignon, « Les belles histoires des pays d’en haut ». Il a tenu ce rôle durant toute la durée de la série, soit de 1956 à 1970. Il meurt le 19 janvier 1974 à l’âge de 67 ans.

 

Description : aurore_janette.jpg

Janette Bertrand (Catherine)

 

Janette Bertrand est l’une des personnalités les plus connues et les plus admirées au Québec. Ce que les gens savent moins, c’est qu’au tout début de sa carrière, elle joua le rôle de Catherine, une voisine, dans le film « La petite Aurore, l’enfant martyre ». Ayant vu le jour en 1925, Janette Bertrand a tout fait dans sa vie. Elle signa d’abord des chroniques dans certains journaux. Plus tard, cette expérience lui servira à écrire ses textes pour la télévision. On lui doit notamment « Toi et moi », « Quelle famille », « Grand-papa » et « Avec un grand A » en plus de quelques pièces de théâtre. En plus du rôle de Catherine au cinéma, Janette Bertrand a joué à la télé dans « Toi et moi » et « Quelle famille » aux côtés de son mari Jean Lajeunesse. Janette anima aussi plusieurs séries télévisées, dont « Janette veut savoir » et « Parler pour parler ». Jean et Janette sont les parents de trois enfants qui ont eux aussi travaillé dans le domaine artistique, Dominique, Isabelle et Martin.

 

Description : aurore_jean.jpg

Jean Lajeunesse (Abraham)

 

La carrière de Jean Lajeunesse a toujours été liée de près à celle de son épouse Janette Bertrand. Dans « La petite Aurore, l’enfant martyre », il incarne Abraham, le fiancé de Catherine (rôle de Janette Bertrand). Ensemble, ils ont aussi formé un couple dans les séries télévisées « Toi et moi » et « Quelle famille ». C’est lui aussi qui a tenu le rôle titre du téléroman « Grand-papa » écrit par Janette et pour lequel il reçoit un prix d’interprétation. Né en 1921, il a aussi laissé sa marque au théâtre, entre autres dans « Le diable à quatre » et « Un simple soldat ». En plus d’être le porte-parole de La Prudentielle, compagnie d’assurances (rappelez-vous le slogan « Celle qui a la force de Gibraltar »), il a tenu quelques rôles au cinéma dans « Réjeanne Padovani », « Le frère André » et « La grenouille et la baleine ». A 70 ans, le 26 septembre 1991, il termine sa route, emporté par un cancer, laissant pour le pleurer ses trois enfants vedettes, Dominique, Isabelle et Martin Lajeunesse.

 

 

 

 

Nana de Varennes (Tante Melvina)

 

Née en 1885, Nana De Varennes a été la douce tante Melvina de la petite Aurore. Elle a d’ailleurs participé à d’autres films de cette époque, dont « Les lumières de ma ville ». C’est toutefois à la télé que le grand public a appris à la connaître grâce à ses principaux rôles : Démérise, la femme du père Gédéon dans « La famille Plouffe », la cousine du Pot-au-Beurre dans « Le survenant » et mémère dans « Quelle famille ». Elle est décédée très âgée, en 1981.

 

Description : aurore_leo.jpg

J. Léo Gagnon (Le médecin)

 

J. Léo Gagnon est né à Tétreauville en 1907. Il a été l’une des plus grandes vedettes de l’époque des radioromans. Ses rôles les plus connus demeurent celui du père Chardonnel dans « Je vous ai tant aimé » et le boulanger dans « Un homme et son péché ». C’est d’ailleurs avec ce rôle de boulanger qu’il fait ses premiers pas au cinéma à la fin des années 40 dans « Un homme et son péché » et « Séraphin ». Outre son rôle de médecin qui enquête sur la mort de la petite Aurore, il tiendra plusieurs rôles au cinéma dans « L’eau chaude, l’eau frette », « La maudite galette », « La mort d’un bûcheron », « Réjeanne Padovani » et « La piastre ». Il livre sa meilleure performance dans « Les dernières fiançailles » de Jean-Pierre Lefebvre, qui est même présenté au Festival de Cannes. En plus de 50 ans de carrière, il a joué dans plusieurs séries télévisées, dont « Race de monde » et « Monsieur le ministre ». Il succombe à une crise cardiaque le 31 janvier 1983 à l’âge de 75 ans.

 

 

(Source photos : La Cinémathèque Québécoise, archives)

 

 

« L’affaire de la petite Aurore »

Dans la série « Les grands procès »

Scénarisé par François Boulay et Dominic Champagne et réalisé par Mark Blandford, cette dramatique de la série « Les grands procès » fut diffusée à TVA le 25 octobre 1994. En voici les principaux acteurs :

 

 

Description : proces_lea.jpg

Léa-Marie Cantin  (Marie-Anne Gagnon)

 

En 1994, c’est à Léa-Marie Cantin qu’on a confié le rôle de la marâtre Marie-Louise Gagnon qui doit subir son procès relativement à la mort d’Aurore. Bien que peu connue du grand public, Léa-Marie Cantin n’en est pas à son premier rôle. Ça fait déjà une bonne dizaine d’années qu’elle œuvre au théâtre et au cinéma lorsqu’on lui offre l’opportunité de tenir le rôle de l’une des méchantes les plus célèbres du Québec. Ses rôles les plus marquants au cinéma, elle les a tenus dans les films « Blanche est la nuit », « Love moi » et « Les amoureuses ». Elle était aussi la vedette, avec Denis Bouchard, du documentaire « Le marché du couple » par lequel on décortiquait les habitudes des couples québécois, au début des années 90. À la télévision, elle n’a toujours tenu que des petits rôles, dont le plus mémorable demeure celui de la fille de « Marilyn » dans le téléroman de Lise Payette. Fait étonnant, dans « Les grands procès », Marie-Anne Gagnon assiste passive à son procès. C’est donc un rôle muet, mais le jeu de la comédienne passe par l’expression de son visage et de ses yeux cachés sous un large voile noire.

 

Description : proces_dan.jpg

Daniel Gadouas (Oreus Mailhot)

 

Fils de la comédienne Marjolaine Hébert et du comédien Robert Gadouas, Daniel Gadouas est un véritable enfant de la balle. Il est encore tout jeune lorsqu’il devient une vedette de la télé alors qu’il joue dans le téléroman « Rue de l’Anse » aux côtés de Gilles Pelletier et Gisèle Schmidt. Depuis, sa popularité à la télévision ne s’est jamais tarie. On l’a vu dans de nombreuses séries dont « Du tac au tac », « Marilyn », « L’héritage », « Le masque », « Watatatow » et plus récemment « La promesse ». C’est toutefois pour son rôle de Lionel St-Cyr dans « Le temps d’une paix » qu’il demeure le plus connu. Au cinéma, il joue entre autres dans « Portion d’éternité », « Sous-sol » et « Gaz Bar Blues ». Pour son rôle dans « Les grands procès », il se mérite une nomination aux Prix Gémeaux de 1995. Oreus Mailhot était le marchand général de Fortierville et le juge de paix du village au moment des tristes événements. Ses fonctions font donc de lui un témoin clé dans le procès de Marie-Anne Gagnon.

 

Description : proces_denis.jpg

Denis Bernard (Me J. Napoléon Francoeur)

 

C’est à Maître Joseph-Napoléon Francoeur que Marie-Anne Gagnon a confié sa

défense. Devant les atrocités qu’on lui reproche, Me Francoeur tentera de la présenter comme inapte à subir son procès. L’interprète de Me Francoeur, Denis Bernard, est originaire de Lac-Etchemin. Il fait ses premières armes à la télévision dans le téléroman « Robert et compagnie ». Vedette incontestée du petit écran, sa feuille de route comprend de nombreuses séries télévisées, dont « La misère des riches », « Le parc des braves », « Marilyn », « Jasmine », « Virginie », Mon meilleur ennemi », « Diva », « Les aventures tumultueuses de Jack Carter », « L’auberge du chien noir » et plusieurs autres. En plus d’être un acteur de théâtre accompli, il tourne dans plusieurs films dont « L’audition » qui lui apporte le Génie du meilleur acteur de soutien en 2006.

 

Description : proces_yvan.jpg

Yvan Ponton (Me Arthur Fitzpatrick)

 

Bien connu pour son rôle de Jacques Mercier, l’entraîneur du National dans la série « Lance et compte », Yvan Ponton a prouvé qu’il était capable de jouer bien d’autre chose que les hommes sportifs bourrus, capable de mener de main de maître la plus indisciplinée des équipes de hockey. La preuve : son interprétation du Procureur de la Couronne dans « Les grands procès » a été louangée. C’est lui qui a la responsabilité d’accuser Marie-Anne Gagnon. Pour les amateurs d’improvisation, Yvan Ponton demeure l’arbitre de la LNI (Ligue Nationale d’Improvisation). Il est aussi en vedette dans la série de films des « Boys » où l’univers du hockey est encore bien présent. Sportif dans l’âme, il n’y a pas que le hockey qui occupe une place importante dans la carrière d’Yvan Ponton. Il a aussi décrit des matches de tennis pour le compte de RDS, le réseau des sports. L’une de ses plus récentes présences à la télévision remonte aux débuts des années 2000 alors qu’il anime le jeu de connaissances et de stratégie « Ultimatum » sur les ondes du réseau TVA.

 

Description : proces_roger.jpg

Roger Blay  (Le juge Louis-Philippe Pelletier)

 

Diplômé de l’École Nationale de Théâtre en 1964, Roger Blay a appris son métier de comédien en même temps que Louisette Dussault et Louise Forestier qui ont gradué la même année que lui. Il laisse sa marque surtout au théâtre où il se fait notamment valoir dans la pièce « Les oranges sont vertes » de Claude Gauvreau. Ce n’est qu’à la fin des années 70 qu’il fait ses débuts à la télévision dans la série « Duplessis » où il tient le rôle du premier ministre du Québec, Adélard Godbout. À la même époque, on peut le voir dans « Race de monde » et beaucoup plus tard dans « L’héritage » et « Jamais deux sans toi ». Il a aussi fait très peu de cinéma, mais son rôle dans « La quarantaine » d’Anne-Claire Poirier reste dans nos mémoires. On dit que le juge Pelletier, qu’il incarne dans « Les grands procès », était épuisé au terme du procès de Marie-Anne Gagnon. Le juge Pelletier mourut un an plus tard. Mais une dizaine d’années après « Les grands procès », Roger Blay est toujours vivant, mais un peu moins présent à la télévision.

 

Description : proces_rene.jpg

René Gagnon  (Dr Albert Prévost)

 

Les psychiatres ont joué un rôle important dans le procès de Marie-Anne Gagnon puisque la santé mentale de l’accusée a longtemps été débattue. La défense avait retenu les services du Dr Albert Prévost, incarné par René Gagnon dans la dramatique. Vétéran de la scène, René Gagnon a de nombreuses pièces de théâtre à son actif, bien qu’il soit une figure bien connue de la télévision. « Robin et Stella », « La misère des riches », « Marilyn », « Un signe de feu » et « Chambres en ville » font partie de ses séries importantes. Toutefois, c’est en tant que François Dumoulin dans « Scoop » et Mathieu Bordeleau dans « Les machos » qu’il a laissé sa marque. C’est aussi lui qui a incarné Alphonse Desjardins dans la télésérie racontant la vie du fondateur des caisses populaires.

 

Description : proces_hubert.jpg

Hubert Loiselle (Dr D.M. Brochu)

 

La Couronne aussi a présenté son expert pour évaluer l’état mental de l’accusée. Le Dr D.M. Brochu, dans « Les grands procès », était personnifié par Hubert Loiselle. Autant le procès de la marâtre Gagnon demeure l’une des affaires les plus célèbres du Québec, autant Hubert Loiselle a laissé une marque inoubliable dans l’histoire de la télévision d’ici. En effet, sa performance de Georges dans le téléthéâtre « Des souris et des hommes » demeure un véritable petit bijou, surtout lorsqu’il est secondé par des artistes d’aussi grand talent que Jacques Godin, Luce Guilbeault et Jean Duceppe. En plus d’être en vedette dans la série télévisée « Ti-Jean Caribou », Hubert Loiselle fut un aumônier moderne dans le téléroman « Rue des pignons ». Les dernières années de sa vie furent très difficiles, mais il trouva quand même le courage de tourner une dernière fois dans le film « Saints-Martyrs-des-Damnés » avant de s’éteindre à 72 ans, le 16 novembre 2004.

 

Description : proces_yvon.jpg

Yvon Thiboutot (Dr Albert Marois)

 

Dans la série « Les grands procès », Yvon Thiboutot a tenu le rôle du Dr Albert

Marois, qui était à l’époque médecin légiste à Québec. C’est le Dr Marois qui a

pratiqué l’autopsie sur le corps d’Aurore Gagnon et qui a fait part de ses observations à la cour lors du célèbre procès. Yvon Thiboutot était loin d’en être à ses premières armes à la télévision. Toute une génération d’enfant se souvient de son rôle du Général Tortillas, un révolutionnaire, dans « Marie Quat’ Poches ». Les plus grands l’ont vu dans la peau de Valentin dans le téléroman « Les Berger ». Il a aussi fait partie de la distribution de « Maigrichon et Gras-Double », « Les forges de St-Maurice », « Marilyn », « 4 et demi » et « Entre chien et loup » où il personnifiait le faible Lazare Carignan. Dans la soixantaine avancée, c’est le cancer qui a eu raison du comédien le 28 février 2004.

 

(Source photos : Revue Les grands procès du Québec)

 

Les vedettes du deuxième film

« Aurore »

« Aurore » est un film de Luc Dionne sorti en 2005.

 

Description : aurore2_marianne.jpg

Marianne Fortier  (Aurore)

 

Ça représentait tout un défi, en 2005, de trouver une jeune comédienne pour incarner Aurore. Un défi, car le rôle était archi connu, faisant quasiment partie du folklore québécois. Marianne Fortier a réussi à incarner l’enfant martyre avec brio. À 11 ans, pour un premier rôle, c’en était tout un ! Pour incarner ce mythique personnage qui a vécu au début du vingtième siècle, dans une campagne du Québec, Marianne a dû passer par tout un processus de sélection et d’audition. Des centaines de jeunes filles, comme elle, ont aussi tenté leur chance en espérant connaître la vie d’artiste. La sortie du film, à l’été 2005, a propulsé Marianne Fortier au rang de vedette. Une fois la poussière retombée, elle est retournée à son quotidien habituel. Elle est encore jeune et si une carrière de comédienne se dessinait pour elle, nous le saurons à ce moment.

 

Description : aurore2_helene.jpg

Hélène Bourgeois-Leclerc  (Marie-Anne Houde)

 

Si la méchante marâtre du passé nous faisait grincer des dents, dans la nouvelle

version, elle prend les traits d’une femme sexy pour qui la séduction occupe une place importante. Sous les traits de la comédienne Hélène Bourgeois-Leclerc, elle n’en ne demeure pas moins l’auteure des atrocités envers sa belle-fille. L’actrice n’aurait pu trouver un meilleur rôle pour faire ses débuts au cinéma. Toutefois, elle était déjà une figure bien connue des québécois, entre autres pour ses rôles à la télé dans « Annie et ses hommes », « Tribu.com » et « 450, chemin du Golf ». Mais Hélène Bourgeois-Leclerc, c’est surtout la Dolorès Bougon de la comédie « Les Bougon, c’est aussi ça la vie ». Dans sa vie personnelle, elle a partagé sa vie avec le comédien Sylvain Marcel et le chanteur Richard Petit. Récipiendaire d’un prix Gémeaux, une brillante carrière s’ouvre à elle.

 

Description : aurore2_serge.jpg

Serge Postigo  (Télesphore Gagnon)

 

La réputation de Serge Postigo n’est plus à faire. Spécialiste des rôles de bons gars, sa performance dans « Aurore » lui accorde le statut de superstar de cinéma, prouvant ainsi qu’il peut jouer les anti-héros. Né en France en 1968, il est arrivé très jeune au Québec. Au début des années 90, il étudie en théâtre au Cégep de St-Hyacinthe. Il fait ses débuts professionnels à la télévision dans le rôle de Joël, un jeune homosexuel dans le téléroman jeunesse « Watatatow ». Peu de temps après, il est François Dion, le macho par excellence du téléroman « 4 et demi », prouvant ainsi qu’il peut jouer sur tous les registres. Les rôles à la télé se succèdent : « Music-hall », « Rue l’Espérance » et surtout « Urgence » où il fait la connaissance de son ex-amoureuse, la comédienne Marina Orsini. Formant l’un des plus beaux couples de notre colonie artistique, Serge et Marina deviennent parents du petit Thomas en 2002 avant de se séparer en 2007. Serge Postigo se démarque aussi au théâtre, notamment dans « Le mystère d’Irma Vep »,  Grease » et « Ladie’s night ». On devra attendre en 2004 avant de le voir au cinéma. Il y fait son entrée par la grande porte en interprétant le comique Olivier Guimond dans « Ma vie en cinémascope ». Après l’expérience de « Aurore », on l’a vu dans « Idole instantanée », « La rage de l’ange » et « Duo ».

 

Description : aurore2_stephanie.jpg

Stéphanie Lapointe  (Marie-Anne Caron)

 

La mère biologique d’Aurore était bien jeune lorsqu’elle est morte en 1918. Pour l’incarner, il fallait aussi faire appel à une jeune femme. On a choisi Stéphanie Lapointe qui venait tout juste de sortir gagnante de la deuxième saison de « Star Académie », version québécoise, au printemps 2004. Sa chanson « L’infidèle » faisait alors bonne figure au palmarès radiophonique. Bien que la chanson lui ait servi de tremplin, c’est curieusement à ses talents de comédienne qu’on fait appel pour se débuts dans le milieu professionnel. À l’hiver 2005, elle joue dans la série télévisée « Le négociateur ». Puis, quelques mois plus tard, elle joue dans « Aurore ». Au mois d’août, elle lance son premier album, « Sur le fil », faisant de son année 2005 une année charnière.

 

Description : aurore2_yves.jpg

Yves Jacques  (Le curé Leduc)

 

Le curé occupait une place importante dans les campagnes de l’époque, autant que le curé Leduc dans le film « Aurore ». Incarné par Yves Jacques, le destin tragique de ce prêtre vous est raconté plus en détails dans l’article « L’histoire du curé » plus loin sur cette page. Tout en étant homme de Dieu, il n’était pas insensible au charme de Marie-Anne Houde et aurait pu lui donner le bon dieu sans confession. Né en 1956, Yves Jacques est un pilier de notre télévision et de notre cinéma. Ayant début au tout début des années 80, on l’a d’abord remarqué à la télé dans « Boogie woogie 47 », mais c’est son rôle de Pierrot dans « Poivre et sel » qui lui permet de sortir de l’anonymat. En plus d’avoir joué dans plusieurs « Bye-bye », c’est surtout le cinéma qui lui apporta sa renommée : « Le déclin de l’empire américain », « Jésus de Montréal », « Louis 19, le roi des ondes », « La vie après l’amour », « Nuit de noces », « Les invasions barbares », et j’en passe…Il travaille aussi beaucoup en France où il est une vedette fort connue. Au théâtre, on se souvient surtout de sa performance dans « Les jumeaux vénitiens » et « La face cachée de la lune ».

 

Description : aurore2_remy.jpg

Rémy Girard  (Oreus Mailhot)

 

C’est à Rémy Girard, monsieur cinéma lui-même, qu’est revenu l’honneur

d’interpréter Oreus Mailhot, le marchand général qui était aussi juge de paix. Rémy Girard compte plusieurs années de cinéma et de télévision derrière lui. Au petit écran, soulignons notamment sa participation à « Manon », « La petite vie », « Urgence », « Scoop » et « Cher Olivier », en plus d’avoir incarné Paul Bougon dans « Les Bougon, c’est aussi ça la vie » qui lui a permis de récolter un Gémeaux et un Métrostar. Au cinéma, la liste de ses rôles est encore plus longue : « Les portes tournantes », « Dans le ventre du dragon », « Jésus de Montréal », « Les Boys », « La Florida » et « Séraphin : Un homme et son péché ». Son rôle de Rémy dans « Le déclin de l’empire américain », qu’il reprend dans « Les invasions barbares », lui permet d’acquérir une renommée internationale.

 

Description : aurore2_sarah.jpg

Sarah-Jeanne Labrosse  (Marie-Jeanne Gagnon) 

 

Sœur aînée et fidèle complice d’Aurore, Marie-Jeanne Gagnon occupe une place plus importante dans l’œuvre de Luc Dionne que dans toutes les autres œuvres créées auparavant, se rapprochant ainsi un peu plus de la vérité. Sarah-Jeanne Labrosse incarne avec brio cette compagne dans les bons et moins bons moments. Née en 1991, Sarah-Jeanne Labrosse est la fille d’un agent de course automobile. Sarah-Jeanne est très jeune lorsqu’elle fait ses débuts à la télévision dans le téléroman « Le volcan tranquille ». On a pu la voir aussi dans la série pour adolescents « 15/Love ». Elle a donc déjà un peu d’expérience des plateaux de tournage lorsqu’elle tourne « Aurore ».  Après la sortie du film qui a fait couler beaucoup d’encre, on a pu la voir dans un autre immense succès de notre cinéma, « Bon cop, bad cop ».

 

 

(Sources photos : Différentes revues publiées lors du lancement du film « Aurore » en 2005)

 

 

L’histoire du curé !

 

 

Bien des spectateurs du film « Aurore » de Luc Dionne (2005) ont été surpris de la fin tragique de l’histoire. Le curé Leduc, joué par Yves Jacques, est tué par une charge de dynamite qui explose alors qu’il travaille à enlever des pierres sur un terrain de la paroisse. Les scènes précédentes nous montraient un prêtre aux prises avec les remords d’une mort d’enfant qui aurait pu être évitée. Accident ? Suicide ? À vous de vous faire votre cinéma… Ce que l’on peut affirmer par contre, c’est que cet élément de l’histoire est basé sur des faits véridiques. En 1923, le curé Massé, pasteur de la paroisse de Ste-Philomène de Fortierville, souffrait d’insomnie lorsqu’il décide d’aller faire du travail manuel sur les terres de la Fabrique. Alors qu’il cherche à casser de grosses pierres, une charge d’explosifs le tue instantanément. Au cours de la vie d’Aurore, trois curés se sont succédé à Fortierville : le curé Grondin, le curé Blanchet et le curé Massé. Dans son film, Luc Dionne a choisi de n’avoir qu’un seul curé, le contexte avec la réalité n’est donc pas le même. La lourdeur d’âme du fictif curé Leduc n’est donc probablement pas la même que celle des curés réels. Par contre, le curé Massé était en place lors des pires martyres et lors du décès d’Aurore. Quoiqu’il en soit, bien que le film « Aurore » soit inspiré d’événements véridiques, il y a quand même place pour un peu de fiction à travers tout ça…

 

Crédits et liens

 

Littérature

 

COULOMBE, Michel et JEAN, Marcel, « Le dictionnaire du cinéma québécois », Éditions du  Boréal, 4ième édition, 2006, 821 pages.

 

 

Sites internet

(Star Québec n’est pas responsable du contenu des liens proposés)

 

Aurore, le mystère de l’enfant martyre

Bilan du siècle – Université de Sherbrooke

The Internet Movie Data Base - Film de 1952

The Internet Movie DataBase - Film de 2005

Wikipédia

Fortierville

 

(Veuillez nous aviser de tout lien défectueux en nous écrivant)

 

 

Le coin du consommateur

 

Achetez le CD « Aurore » de Michel Cusson, trame sonore du film de 2005

Achetez le livre « Aurore l’enfant martyre » de Léon Petitjean et Henri Rollin

Achetez le DVD « Aurore », film de Luc Dionne

 

 

Articles parus sur Star Québec

 

Juillet 2005

« Aurore » fait encore courir les foules !

 

 

 

 

 

Fiche #7

Intronisation au Temple de la Renommée le 31 juillet 2005.

Dernière mise à jour le 22 mai 2014.