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TI-BLANC

RICHARD

(né Adalbert Richard)

 (1920 – 1981)

 

Sa fiche-bio

Sa discographie

Ses succès de palmarès

Ce qu’il a animé à la télévision

Ce qu’il a animé à la radio

Ses rôles au cinéma  

Crédits et liens  

  

  

  

  

  

  

  

(Source photo : Poste d’écoute)

 

 

 

 

 

 

Sa fiche-bio

Dans la fiche-bio, vous trouverez les œuvres les plus marquantes de sa carrière.

La liste complète de ses œuvres se trouve dans les tableaux subséquents.

 

 

1920

Naissance le 13 août à Martinville dans les Cantons de l’Est sous le nom d’Adalbert Richard.

 

Son père : Louis Richard exerce le métier de boucher.

 

Sa mère : Joséphine Veilleux.

 

Il est le huitième d’une famille de huit enfants.

 

Il a trois frères et quatre sœurs.

 

 

 

Très jeune, il est fasciné par le violon. Lors d’une soirée organisée par ses parents, il demande toujours à ce que le violoniste joue un autre morceau.

 

 

1933

La famille Richard s’installe à Sherbrooke. Comme premier emploi, Ti-Blanc est livreur pour la boucherie de son père.

 

 

1934

Un jour, il livra une commande chez un monsieur Brind’Amour, père de la comédienne Yvette Brind’Amour, qui possédait une collection de violons. Comme Adalbert était fasciné par ces instruments, le client lui proposa de le payer avec l’un de ses violons. Il accepta et obtint ainsi son premier instrument.

 

 

 

Après avoir durement appris les rudiments du violon, Adalbert, qu’on surnommait alors « Gros Blanc », joua dans des noces et dans des fêtes de famille.

 

 

1936

Il travaille comme manutentionnaire dans une meunerie, puis devient chauffeur de taxi.

 

 

1937

La station de radio CHLT de Sherbrooke lui offre la possibilité de faire sa première prestation publique au violon à l’émission « Bonjour voisin ». C’est le début d’une carrière artistique.

 

 

1940

Il monte son premier groupe musical, Les Copains de l’Est, qui deviendra Ti-Blanc Richard et ses joyeux copains, formé d’Orient « Boboule » Blouin, Armand Desrochers, Ernest Lacroix et la chanteuse Carmen Déziel. Le groupe se produit partout en province.

 

 

1945

Il se marie à Germaine Bouchard, surnommée « Mignonne ».

 

 

1945

Il anime une série d’émissions à CKTS, la radio anglophone de Sherbrooke. Grâce à cette émission, il a l’occasion de se faire connaître jusqu’au Vermont.

 

 

1946

Son épouse Mignonne donne naissance à une fille, Michèle, née le 17 avril.

 

 

 

La jeune Michèle grandit dans l’univers artistique de son père et y prend goût, encouragée par sa mère.

 

 

1950

Il enregistre son premier disque 78 tours qui comprend « Le reel du Mardi-Gras » et « Le reel des 4 as ». Le succès de vente est important.

 

 

1955

Ti-Blanc Richard met fin à l’aventure de ses joyeux copains. Il crée toutefois un nouveau groupe, « Ti-Blanc Richard et ses gais lurons » formé de Normand Racine, Jean-Denis « Ti-Gars » Plante, Jim Bastistini, Roger Roy, la chanteuse Gaby Laplante et un peu plus tard le pianiste Simon Blanchette.

 

 

 

En plus d’être un violoneux hors-pair, il joue également la carte de la fantaisie lors de ses spectacles en jouant du violon avec différents objets inusités : bâton de hockey, manche de balai, manche de hache, machine à coudre, etc. Il est aussi l’un des rares artistes à jouer du stroviol, un très vieil instrument de musique.

 

 

1956

Il obtient sa propre émission télévisée à CHLT – Sherbrooke, « Ti-Blanc Richard et ses gais lurons », diffusée deux fois par semaine. Michèle aimerait bien en faire partie, mais Ti-Blanc refuse que sa fille travaille dans le domaine artistique à un si jeune âge.

 

 

 

Dans le cadre d’une émission de CHLT, Michèle participe à un concours amateur. Pour éviter que Ti-Blanc la reconnaisse, Mignonne décide de maquiller Michèle en négrillon pour chanter sa chanson. Elle remporta le premier prix : la possibilité de chanter en solo à l’émission de Ti-Blanc Richard. Mis devant le fait accompli, Ti-Blanc accepta de lui donner sa chance. Impressionné par le talent de sa fille, il l’engagea donc pour être une régulière à son émission.

 

 

 

L’émission de Ti-Blanc Richard et ses spectacles en tournée obtiennent un tel succès que le courrier s’accumule. L’épouse de Ti-Blanc n’arrive plus à répondre adéquatement au courrier des admirateurs. Ti-Blanc engage donc une secrétaire, Claire, qui deviendra sa maîtresse et l’accompagnera pendant de nombreuses années.

 

 

1961

Michèle Richard était devenue une véritable vedette au sein du groupe de son père. Elle avait déjà enregistré plusieurs chansons à succès au moment où on lui offre un engagement pour chanter de façon régulière au cabaret Casa Loma de Montréal. Ti-Blanc accepte de laisser partir sa fille pour une nouvelle carrière solo, mais Mignonne accompagne celle-ci dans la grande ville.

 

 

 

Le folklore est moins à la mode et les engagements se font de plus en plus rares pour le groupe de Ti-Blanc, d’autant plus que Michèle, qui attirait beaucoup de spectateurs, n’est plus là.

 

 

1967

Mignonne décide de quitter Ti-Blanc. Elle s’installe définitivement à Montréal, chez leur fille Michèle, qui est alors au sommet de sa gloire. Ti-Blanc accepte mal cette séparation.

 

 

 

Après le départ de Mignonne, Ti-Blanc vit ouvertement son amour pour Claire qui finit par s’installer chez-lui.

 

 

Années 70

Au Québec, la montée du nationalisme redonne un nouveau souffle à la musique folklorique. Ti-Blanc Richard en profite et connaît un renouveau dans sa carrière.

 

 

1971-1972

Il co-anime l’émission « À la canadienne » sur les ondes du réseau TVA aux côtés d’André Lejeune et Monsieur Pointu.

 

  

1974

Il participe au premier Festival des Cantons, un festival de musique folklorique animé par Louis Bilodeau, une sorte de prolongation de l’émission télévisée « Soirée canadienne ». Année après année, il participe à ce festival.

 

 

1975

Décès de son ex-épouse Mignonne, emportée par le cancer.

 

 

1976

Il tient le rôle d’un violoneux dans le film « Je suis loin de toi Mignonne » de Claude Fournier.

 

 

1977

Ti-Blanc vit l’un des plus grands moments de sa carrière : il se produit en spectacle à l’Olympia de Paris et reçoit notamment, comme invité, le chanteur Joe Dassin.

 

 

 

Il donne un spectacle en Floride.

 

 

1979

Lors du Carnaval de Chicoutimi, il rencontre Yvette, une jeune femme de 25 ans sa cadette de qui il tombe amoureux. Toutefois, Claire demeure quand même à ses côtés.

 

 

1980

À l’automne, la santé de Ti-Blanc laisse à désirer. Il est en proie à de violents maux d’estomac. Après avoir passé des tests, on lui diagnostique un cancer du pancréas. Ses jours sont comptés.

 

 

1981

Le 22 février, il meurt à l’hôpital de Sherbrooke à l’âge de 60 ans.

 

 

 

Lors de ses funérailles, c’est l’animateur Louis Bilodeau qui prononce l’oraison funèbre.

 

 

1982

Michèle Richard lance l’album « J’entends son violon ». La chanson titre raconte les souvenirs qu’elle garde de son père.

 

 

1983

Le Musée du Séminaire de Sherbrooke acquiert le Fonds Ti-Blanc Richard directement de sa fille Michèle et expose les objets se rapportant à ce grand artiste du milieu folklorique.

 

 

 

 

 

 

 

Sa discographie

 

 

Année

Titre de l’album

 

 

1957

Ti-Blanc Richard

1960

Chez-nous on danse

1960

Ti-Blanc Richard et ses joyeux copains

1962

2ième Noël avec Ti-Blanc Richard

1963

Ti-Blanc Richard et ses joyeux copains

1964

Ti-Blanc Richard

1965

Le monde des reels

1965

Ti-Blanc Richard à son meilleur

1965

Ti-Blanc Richard nous revient

1966

Ti-Blanc Richard

1967

Ti-Blanc Richard (compilation)

1969

Reels favoris (compilation)

1971

Le disque d’or (compilation)

1972

Ti-Blanc Richard

1972

Ti-Blanc Richard

1972

35ième anniversaire de vie artistique

1973

À la canadienne

1974

Tout l’monde en place au Carnaval de Québec (album collectif sur lequel il interprète « Set callé » et « La grondeuse »)

1974

20 succès souvenirs (compilation)

1974

Le microsillon des Olympiques

1975

Soirée québécoise (album collectif sur lequel il interprète « Reel du 35ième anniversaire », « Paul Jones », « Reel des Olympiques » et « Valse du rêve bleu »)

1976

Soirée québécoise du temps des fêtes (album collectif sur lequel il interprète « Reel le galop de la Malbaie », « Reel le Money Musk » et « Paul Jones, raspa et swing » avec Denis Côté et Monsieur Pointu)

2005

Place aux grands violoneux de chez-nous (compilation conjointe avec Monsieur Pointu)

2006

Ti-Blanc Richard volume 1 (compilation)

2006

Ti-Blanc Richard volume 2 (compilation)

2007

Du violon à la manière de Ti-Blanc Richard (compilation)

 

 

Ses 78 tours

 

 

1950

Reel du Mardi Gras / Reel des 4 as

1950

Reel de Séraphin / Reel de Coaticook

1950

Reel de Mexico / Reel des deux copains

1950

Reel de Chicoutimi / Reel des carabins

1950

Les quatre coins de St-Malo / Reel du Saguenay

1950

Reel de Rimouski / Reel de l’exposition

1950

Reel de la fleur de lys / Reel de l’oiseau bleu

1951

Reel Swing la baquaise / Valse des joyeux copains

1951

Reel de la blanchisseuse / Reel de la Maison Blanche

1951

Reel du bec fin / Valse de l’arc-en-ciel

1952

Reel des Cantons de l’Est / Reel du Bonhomme Sept Heures

1952

La joie du soldat / Valse des hirondelles

1953

Reel des soucoupes volantes / Valse des étincelles

1953

Reel de la bière d’épinette / Reel de la fête des mères

1953

Reel des cahots / Valse Elizabeth

1953

Reel de Bouboule / Reel du moulin à vent

1953

Reel d’Alexis / Reel du Survenant

1954

Reel de la Georgie / Valse des fleurs

1954

Reel du faubourg à m’lasse / Pot-pourri de reels

1954

Reel des trois sapins / Reel des sardines

 

 

Ses 45 tours

 

 

1955

Valse des yeux bleus / Paul Jones callé

1955

La polka des gais lurons / Le reel du pendu

1955

Reel du chemin de fer / Tarantelle italienne

1955

Jingle Bells / Cloches de Noël (par Michèle Richard)

1956

Valse de Donalda / Raggin’ The Fiddle

1956

Le rêve du diable / Le mariage de Marie Loraine (avec Normand Racine)

1956

Reel de la famille Plouffe / La raspa

1956

La polka du Maine / Le reel du mambo

1956

Le reel des carillons / Valse de Noël (avec Claire Labbé)

1957

Le Money Musk Reel / Sharambi (par Normand Racine)

1957

Le reel du sucre d’érable / Pourquoi pas

1957

J’ai vu maman embrasser le Père Noël (par Michèle Richard) / Sky à deux

1958

Chouette / Si tu voulais

1958

La polka de ti-gars / Pot-pourri de reels

1958

Le reel Bowing The Strings / Le p’tit lutin (par Michèle Richard)

1958

Le village du Père Noël (par Michèle Richard) / Le reel du réveillon

1958

Le reel du palmarès / Je voudrais pour Noël

1958

Le reel de Mexico / Ôte ta gomme Joséphine (par Normand Racine)

1958

Le reel des quatre coins de St-Malo / Chanteur de pommes (par Michèle Richard)

1959

Le reel de Ti-Blanc / Régine (par Raymond Perreault)

1959

La raspa / Le reel du sucre d’érable

1959

Le Rapide Blanc / Le vieux garçon gêné (par Raymond Perreault)

1959

Le reel de la montagne / Reel des majorettes

1971

Le reel du pendu / La valse des yeux bleux

 

 

 

 

 

 

 

Ses succès de palmarès

(Chansons ayant atteint au moins une quinzième place sur un palmarès québécois)

 

 

Année

Titre de la chanson

 

 

1957

Paul Jones callé

 

 

 

 

 

 

Ce qu’il a animé à la télévision

 

 

 

Année

Diffuseur

Titre de la série ou de l’émission

 

 

 

1956-1965

CHLT

Ti-Blanc Richard et ses Gais Lurons

1967

CFCM

(TVA Québec)

Signé Ti-Blanc Richard

1971-1972

TVA

À la canadienne (avec André Lejeune et Monsieur Pointu)

 

 

 

 

 

 

 

Ce qu’il a animé à la radio

 

 

 

Année

Diffuseur

Titre de l’émission

 

 

 

1937

CHLT

Bonjour voisin

1945

CKTS

 

 

 

 

 

 

 

 

Ses rôles au cinéma

 

 

 

Année

Titre du film

Réalisateur

 

 

 

1972

L’apparition (bande sonore)

Roger Cardinal

1972

Quelques arpents de neige (bande sonore)

Denis Héroux

1976

Je suis loin de toi Mignonne

Claude Fournier

 

 

 

 

 

 

 

Crédits et liens

 

Littérature

 

RICHARD, Michèle, « Ti-Blanc, mon ami, mon père », Les Presses Libres, 1983, 197 pages.

 

BERGERON, Raymond et OUELLETTE, Marcelle, « Voix, visages et légendes – Radio-Canada 1936-1986 », Entreprises Radio-Canada, 1986, 256 pages.

 

COUILLARD, Jean, « Répertoire des succès de la chanson francophone 1950-2003 », Stanké – Québécor

Média, 2003, 511 pages.

 

THÉRIEN, Robert et D’AMOURS, Isabelle, « Dictionnaire de la musique populaire au Québec 1955-1992 », Institut Québécois de la Recherche sur la Culture (IQRC), 1992, pages 409 à 411.

 

 

Documents audio-visuels

 

LES PRODUCTIONS COSCIENT, « Ti-Blanc Richard : Le bout-en-train des Cantons », présentation de Pierre Nadeau, narration de Michel Mongeau, réalisation de Carmel Dumas, 1999, 47 minutes.

 

 

Sites internet

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Rétro jeunesse 60

Wikipédia

L’Encyclopédie Canadienne

Le Blog de Roger Charlebois

Simplement country

Grand Québec.com

 

 

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Fiche #255

Intronisation au Temple de la Renommée le 5 juin 2010.

Dernière mise à jour le 4 juin 2010.