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ROSE

OUELLETTE

(1903 – 1996)

 

Sa fiche-bio

Sa discographie

Ses spectacles

Ses rôles à la télévision

Ses publicités ou causes comme porte-parole

Ses rôles au théâtre

Ses rôles au cinéma

Les livres et documents qu’elle a publiés

Prix et hommages

Crédits et liens

  

(Source photo : Les Actualités)     

 

 

 

 

 

Sa fiche-bio

Dans la fiche-bio, vous trouverez les œuvres les plus marquantes de sa carrière.

La liste complète de ses œuvres se trouve dans les tableaux subséquents.

 

 

1903

Naissance le 25 août sous le nom de Rose-Alma Ouellette, à Montréal, dans le quartier ouvrier alors appelé Faubourg à M’lasse.

 

Son père : François Ouellette est barbier

 

Sa mère : Joséphine Lasanté fait des ménages au Monument National.

 

Joséphine Lasanté donne le jour à 21 enfants, dont quatre filles seulement ont survécu.

 

Rose a donc trois sœurs vivantes Almoïse, Blanche et Andréa.

 

 

 

Son père, François Ouellette, meurt à 42 ans. Peu de temps après, sa mère se remarie à Joseph Beaudoin.

 

 

1909

À 6 ans, sa mère l’inscrit à l’école, mais cette expérience est difficile pour la jeune Rose qui préfère s’évader pour s’amuser. En peu de temps, elle fréquente trois écoles différentes : l’école Marchand, l’école Garneau et l’Académie Providence.

 

 

1915

Elle n’a que 12 ans lorsqu’elle monte sur scène pour la première fois. En cachette de sa mère, sa tante Mathilda l’incite à participer à un concours d’amateurs du Ouimetoscope. Elle chante « Saluons les pauvres gueux ». Elle remporte le premier prix et en même temps attrape la piqure des planches.

 

 

 

Au fil des semaines, elle continue de participer à ces concours et de les remporter, si bien qu’on finit par lui offrir un contrat pour chanter de façon régulière lors de ces concours, façon de l’écarter du concours pour laisser la chance aux autres candidats.

 

 

1917

À 14 ans, elle obtient son premier contrat professionnel. Elle est engagée pour chanter dans une revue du Théâtre National. Son grand succès à cette époque : « Le rêve passe ». Son nom d’artiste est alors Casserole. C’est à cet endroit qu’elle fait la connaissance d’une comédienne qui débute en même temps qu’elle, Juliette Pétrie.

 

 

 

Lors d’une tournée, elle tient le rôle d’une bonne dans la pièce « La comtesse de Bussière ». Un jour où la comédienne principale est malade, on lui propose de prendre le rôle. C’est le début d’une longue carrière au théâtre.

 

 

Années 20

Elle est par la suite engagée pour jouer avec la troupe d’Olivier Guimond (le père) qu’on surnomme Ti-Zoune. Le groupe joue au Théâtre King Edward à Montréal et en tournée. C’est à ce moment que monsieur Guimond lui donne le nom de scène de La Poune, puisque ça rime avec Ti-Zoune. Ce surnom de La Poune l’identifiera jusqu’à la fin de sa vie.

 

 

 

À la même époque, elle fait la connaissance de Marcel Dequoy, un jeune chanteur et comédien français qui la séduit.

 

 

1926

Le 18 novembre, elle épouse Marcel Dequoy à Montréal.

  

 

1928

Naissance de sa fille Denise Dequoy, qui fera elle-même carrière comme chanteuse et comédienne dans les années 40.

 

  

1928-1930

Sa relation avec Marcel Dequoy s’est terminée par un échec. Elle fréquente alors pendant deux ans le producteur et directeur de tournées Jean Grimaldi, un Corse qui vient tout juste de s’installer au Canada.

 

 

1928-1936

Elle devient la directrice du Théâtre Cartier de Montréal. Pour faire fonctionner son théâtre, elle forme sa propre troupe composée d’Arthur et Juliette Pétrie, d’Aurèle Dumont, d’Armand Lacroix et des danseurs Géraldo et Reynaldo.

 

 

1930

Elle entame une carrière sur disque en signant un contrat avec RCA Victor. Elle enregistre plusieurs chansons ainsi que des sketches avec le comédien Paul Hébert.

 

 

1935-1936

Pendant une saison, elle dirige le Théâtre Canadien, situé sur la rue St-Jean à Québec.

 

 

1936

Elle devient la directrice du Théâtre National à Montréal, poste qu’elle occupera durant de nombreuses années. Propriété de la compagnie France-Film, on la surnommera, dans l’entreprise, la « Poune aux œufs d’or » devant le succès qu’elle apportera à ce théâtre. La renommée de La Poune est si grande à cette époque que lorsque le tramway passe devant le National, le conducteur ne nomme pas le théâtre, il annoncer plutôt « Chez la Poune ! »

 

 

 

La troupe du National est formée de Juliette Pétrie, Paul Desmarteaux, Aline Duval, Reynaldo, Paul Hébert, Marie-Jeanne Bélanger, Hector Pellerin, Guy Robert, Simone de Varennes, Paul Foucreault, Raoul Léry, Paul Thériault, Charles Lorrain, Éva Prégent, Georges Leduc et plusieurs autres. C’est aussi à Rose Ouellette d’avoir permis de faire connaître la jeune chanteuse Alys Robi dans le cadre de ses spectacles au National.

 

 

 

Une soirée au National comprend un film d’actualités, un dessin animé, deux films et en fin de soirée le spectacle de la troupe de la Poune.

 

 

 

Durant la saison estivale, lorsque le National fait relâche. La Poune en profite pour partir en tournée avec la troupe de Jean Grimaldi.

 

 

1937

Elle obtient un grand succès sur disque avec la chanson « C’est d’la faute à Poupa », chanson qui deviendra d’ailleurs le thème de ses spectacles au National.

 

 

1946

Elle connaît de nouveau le succès sur disque avec les chansons « La Poune au paradis » et « Avec un peu de sauce ».

 

 

1953

Après 17 ans comme directrice du Théâtre National, elle tire sa révérence. L’assistance était moins nombreuse depuis l’avènement de la télévision.

 

 

1953

Après la fin de l’aventure du National, elle est engagée au Café de l’Est, un cabaret de Montréal, pour y présenter un numéro comique avec Juliette Pétrie. À l’affiche pendant 8 semaines, le duo bat les records d’assistance de l’endroit. Une nouvelle carrière s’ouvre alors pour elle et se produira régulièrement dans les cabarets de Montréal et de la province, surtout en compagnie de Juliette Pétrie. Elle travaille également parfois en duo avec Louis Armel.

 

 

1960

Elle joue à la télévision pour la première fois alors qu’elle participe à la pièce « Les deux valses » à Radio-Canada.

 

 

1967

Après plusieurs années dans les cabarets, elle décide de mettre un terme à ces spectacles. Peu de temps après, Gilles Latulippe l’embauche au Théâtre des Variétés où elle se produira à de nombreuses reprises dans les années 70 et 80.

 

 

Années 70

Elle tient un rôle épisodique dans le téléroman « Rue des pignons ».

 

 

1975

En compagnie de Juliette Pétrie, elle participe aux Fêtes de la St-Jean sur le Mont-Royal.

 

 

1980

Elle enregistre un nouveau disque comprenant une chanson qui lui colle très bien à la peau : « Je n’aurais plus jamais vingt ans ».

 

 

1981

À la demande du comédien Réjean Lefrançois, elle joue pour la première fois au théâtre d’été dans la pièce « Boeing, Boeing ». L’expérience est si concluante qu’elle récidivera.

 

 

1982-1985

Elle tient son plus beau rôle à la télévision, celui de Mémère Moineau dans la comédie « Les Moineau et les Pinson » de Georges Dor, diffusé à Télé-Métropole. Elle y joue aux côtés de Fernand Gignac, Rita Lafontaine, Camille Ducharme, Marcel Leboeuf, Gabriel Gascon, Gisèle Dufour et plusieurs autres.

 

 

1982

Le 31 décembre, elle vole littéralement la vedette avec deux sketches marquants du « Bye-Bye 1982 ». Elle danse le « Pied de Poune » sur l’air du « Pied de poule », puis, dans une parodie du téléroman « Terre humaine », elle descend du ciel déguisé en E.T. l’extra-terrestre.

 

 

1985

Son rôle de Mémère Moineau est si populaire qu’elle remporte la Rose d’or décernée par le public à son artiste préférée.

 

 

1990

Elle est décorée de l’Ordre National du Québec par le premier ministre Robert Bourassa.

 

 

1991

Lors du Festival Juste pour rire, elle reçoit le Prix Victor en guise de reconnaissance pour l’ensemble de sa carrière, honneur qu’elle partage avec sa complice de toujours, Juliette Pétrie.

 

 

1993

À l’âge de 90 ans, elle est toujours active. Le jour même de son anniversaire, elle est en tournage pour une publicité pour les camions GMC. Cette année-là aussi, elle retient l’attention dans une publicité de bière avec le slogan « La rousse, est douce » !

 

 

1996

Le 14 septembre, au terme d’une courte période d’hospitalisation en raison de la faiblesse due à son âge avancé, elle s’éteint paisiblement à l’âge de 93 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sa discographie

 

1962

Rose Ouellette (compilation)

1968

Le 5 à 6 (album sur lequel elle chante « C’est pas d’ma faute » et sur lequel elle participe à des sketches avec Gilles Latulippe et Fernand Gignac)

1976?

Soirée québécoise volume 2 (album collectif sur lequel elle interprète « Fi ton la lurette » avec André Lejeune)

1983

Nostalgie de Noël (album collectif sur lequel elle interprète « Je n’aurai plus jamais vingt ans »)

1989

Swingnez vot’ compagnie

1997

Rose Ouellette : Collection Les refrains d’abord (compilation)

1997

Succès des années 40 (album collectif sur lequel elle interprète « La Poune au paradis »)

2002

Chantons à la St-Jean (album collectif sur lequel elle interprète « La Poune au paradis »)

2005

Collection Québec Info Musique (compilation)

2007

La variété québécoise (album collectif sur lequel elle interprète « La Poune au paradis »)

 

Ses disques 78 tours et 45 tours

 

1930

Ce sont des amoureux / La St-Jean-Baptiste (avec Paul Hébert)

1930

Cordélia et Ti-Phonse / Mon petit Barnabé (avec Paul Hébert)

1930

À la campagne / Parlons de l’ancien temps

1930

L’autre jour dans les petits chars / En mangeant du chop suey

1930

Polion et Maria visitent le R-100

1930

Un dimanche après-midi / Ça fait plaisir

1930

Dis-le pas à Mouman / Quand on aime, c’est pas drôle

1930

La jolie loucheuse / J’aime les garçons de la ville

1930

Ce sont des polissons / Maria et Polion vont à la procession (avec Paul Hébert)

1931

J’veux m’marie / Faut pas s’décourager

1931

On est mieux vieille fille / Faut avoir une belle façon

1931

Te rappelles-tu d’ça / Ah l’mariage !

1931

Maria au Parc Dominion / En buggy

1931

Polion tu m’joues / Polion au téléphone : vous me rappellerez (avec Paul Hébert)

1931

Ma cousine s’est choquée / Quand on est poli

1931

Ma sœur s’est fait jouer / Ti-Phonse s’est fait couper le nez

1931

Polion et Maria au baseball / Si j’avais su (avec Paul Hébert)

1931

Au grand magasin de la ville / On n’peut pas m’blâmer pour ça

1931

Faut que ça rime / En nous tenant la main (avec Paul Hébert)

1931

Polion et Maria devant le recorder (avec Paul Hébert) / Ça change avec le temps (par Paul Hébert)

1931

C’est-y d’ma faute / Ti-Jos Toupin

1931

Cœur au désespoir / J’ai été me promener

1931

Polion et Maria cherchent à louer / Polion et Maria obligés de déménager (avec Aurèle Dumont)

1932

Polion et Maria / Ah les hommes (avec Paul Hébert)

1936

Mon petit Barnabé / Ah je l’aime

1937

C’est d’la faute à Poupa / J’voulais d’l’amour

1937

Jeunes filles, attention / Dans un studio d’musique

1937

Veux-tu m’pardonner (avec Paul Desmarteaux) / Ça prend toujours avec les femmes (par Paul Desmarteaux)

1946

La Poune au paradis / Avec un peu d’sauce

1947

Allô Toots

1947

Jamais vu pire que ça / Remue-toi un peu

1947

Cache ça / Ça c’est mon homme

1947

Faut qu’ça grouille / T’as pas honte

1947

L’opération de la Poune / L’argent, toujours l’argent

1947

C’est défendu / C’est difficile

1980

Je n’aurai plus jamais vingt ans / Instrumental

 

Ses spectacles

 

1917-1953

Plusieurs spectacles en tournée avec Jean Grimaldi ainsi qu’au Théâtre Cartier et au Théâtre National et plusieurs autres théâtres au Québec.

1953-1967

Spectacles dans différents cabarets en duo avec Juliette Pétrie, Louis Armel ou Léo Rivest.

1967-1993

Différents spectacles au Théâtre des Variétés de Gilles Latulippe.

1980

Fais-nous rire La Poune

1991

Tournée avec Roger Sylvain

 

Ses rôles au théâtre

 

Année

Titre de la pièce (auteur s’il y a lieu)

Lieu ou compagnie de production

  

1974

Un jour, ce sera ton tour (Serge Sirois)

Théâtre du Nouveau Monde

1981

Boeing, Boeing

Théâtre Le St-Laurent de l’Île Charron

1983

Le don d’Adèle

Théâtre St-Denis

1988

La bonne Anna (Marc Camoletti)

Théâtre Le St-Laurent de l’Île Charron

 

J’me marie pas, j’fais une sœur

 

 

Ses rôles à la télévision

 

 

 

 

Année

Diffuseur

Titre de la série ou de l’émission

Rôle (s’il y a lieu)

  

1960

SRC

Les deux valses

 

1961

TVA

Télé-suprise

 

1966-1977

SRC

Rue des pignons

Madame Roy

1966-1971

SRC

Moi et l’autre

 

1970-1977

TVA

Symphorien

Femme de ménage

1976-1977

TVA

Chère Isabelle

La tante d’Isabelle

1979-1982

TVA

Les Brillant

Rose Théoret

1982-1985

TVA

Les Moineau et les Pinson

Mémère Marie-Rose Moineau

1981

TVA

Week-end

Tante Jeanne

1982

SRC

Bye-Bye 1982

 

1982-1985

SRC

Vaut mieux en rire

 

1988

TVA

Rock et Belles Oreilles : La grande liquidation des fêtes

 

 

* Certaines années correspondent à la durée de la série et non à la période où elle y joua.

 

Ses publicités ou causes comme porte-parole

 

1983

Sirbain (avec Pascal Normand)

1993

Camions GMC

1993

La Rousse de Molson

 

Ses rôles au cinéma

 

Année

Titre du film

Réalisateur

  

1953

Cœur de maman

René Delacroix

1972

L’apparition

Roger Cardinal

1974

Les aventures d’une jeune veuve

Roger Fournier

1982

Scandale

Georges Mihalka

1989

L’humeur à l’humour

Nicole Giguère et Michèle Pérusse

 

Les livres et documents qu’elle a publiés

 

Année

Titre

Éditeur

Genre

  

1983

La Poune : Vous faire rire, c’est ma vie

Éditions Québécor

Autobiographie

1989

Comment atteindre le bel âge en grande forme

Éditions à Succès

Témoignage

 

Prix et hommages

 

1966

Prix Méritas

1970

Prix Apollo

1979

Trophée du Gala Cabaret

1980

Trophée du Carnaval de Chicoutimi

1983

Félix hommage lors du Gala de l’ADISQ pour l’ensemble de sa carrière

1985

Rose d’or de l’artiste préférée du public pour « Les Moineau et les Pinson »

1990

Chevalier de l’Ordre National du Québec

1991

Prix Victor du Festival Juste pour Rire pour l’ensemble de sa carrière (prix remis conjointement à Juliette Pétrie)

1999

Une rue de Montréal est nommée en son honneur

 

Crédits et liens

 

Littérature

 

OUELLETTE, Rose, « La Poune : Vous faire rire, c’est ma vie ! », Éditions Québécor, 1983, 217 pages.

 

CAHIERS DE THÉÂTRE  JEU, sous la direction de Michel Vaïs, « Dictionnaire des artistes du théâtre québécois », Québec Amérique, 2008, pages 304-305.

 

CROTEAU, Jean-Yves, « Répertoire des séries, feuilletons et téléromans québécois – De 1952 à 1992 », Les

Publications du Québec, Gouvernement du Québec, 1993, 692 pages.

 

RÉMY, Edward et VÉZINA, Marie-Odile, « Têtes d’affiche », Éditions du Printemps, 1983, pages 141-142.

 

ÉCHOS-VEDETTE  Édition Spéciale, « Les 100 vedettes populaires qui ont marqués le XXè siècle », Communications Québécor, 2000, page 65.

 

 

Documents audio-visuels

 

CFP, GLAMSTAR et SOCIÉTÉ RADIO-CANADA, « Le siècle de Rose Ouellette », narration d’Andrée Lachapelle, scénario de Paul Perrier d’après une idée originale de Gilles Latulippe, réalisation de Sylvie Madore, 1997, 46 minutes.

 

SOCIÉTÉ RADIO-CANADA, « Rose Ouellette par Rose Ouellette », années 90, 22 minutes.

 

 

Sites internet

(Star Québec n’est pas responsable du contenu des liens proposés)

 

Le Parolier

Québec Info Musique

Bilan du siècle – Université de Sherbrooke

Émissions.ca

Le Gramophone Virtuel

Wikipédia

La Pause Lecture

The Internet Movie DataBase

Ordre National du Québec

L’Encyclopédie Canadienne

Qui joue qui ?

Les gens du cinéma

 

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Fiche #298

Intronisation au Temple de la Renommée le 18 juillet 2010.

Dernière mise à jour le 6 juin 2015.