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JEAN

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GUIDA

(GUILDA)

(né Jean Guida de Mortellaro)

(1924 – 2012)

 

Sa fiche-bio

Sa discographie

Ses spectacles

Ses rôles à la télévision

Ses rôles au théâtre

Ses rôles au cinéma

Les livres et documents qu’il a publiés

Crédits et liens

  

(Source photo : Salon funéraire Côte-des-Neiges + Archives)    

 

 

 

 

 

Sa fiche-bio

Dans la fiche-bio, vous trouverez les œuvres les plus marquantes de sa carrière.

La liste complète de ses œuvres se trouve dans les tableaux subséquents.

 

 

1924

Naissance le 21 juin, quartier Montreuil, dans le 20ième arrondissement de Paris.

 

Son père : Sylvio Guida est comte de Montellaro et possède une chaîne d’hôtels.

 

Sa mère : Suzanne, avait été chanteuse d’opéra.

 

Dès sa naissance, le petit Jean reçoit le titre de Vicomte de Montellaro.

 

Sa mère avait déjà donné naissance à deux filles, Mireille et Hélène, nées d’un premier mariage.

 

Il a deux frères cadets, Maurice et Jacques ainsi que deux sœurs : Christiane et Simone.

 

 

 

Dès son plus jeune âge, Jean fréquente des gens importants dans l’hôtel de son père, dont la meneuse de revues Joséphine Baker.

 

 

1929

Le crash boursier qui provoque l’une des pires crises économiques de l’histoire conduit sa famille à la ruine. Pour survivre, son père devient chauffeur de taxi à Paris avant de fonder une compagnie d’assurances.

 

 

 

Enfant, le petit Jean étudie à l’École de Vésinet à Paris.

 

 

1939

Jean n’a que 15 ans lorsqu’est déclenchée la Deuxième Guerre Mondiale. Son père s’engage dans les combats. Il connaîtra également l’Occupation de la France par les Allemands. La vie est difficile pendant la guerre et Jean obtient ses premiers emplois. Il travaille dans une buanderie, puis devient placier au cinéma.

 

 

1941

Il est engagé comme danseur aux Ballets de Monte-Carlo. Il n’est pas très doué pour la danse, mais cet emploi lui permet d’entrer dans le milieu du show-business. C’est dans le cadre de ces Ballets qu’il s’habille en femme pour la première fois, chose qu’il n’était pas le seul homme à faire.

 

 

 

Après son expérience de ballet, il obtient un brevet en maquillage et devient maquilleur pour le studio de cinéma de Nice. C’est là qu’il fait ses débuts devants les caméras à titre de figurant. Il est aussi cascadeur et se spécialise dans le doublage des vedettes féminines.

 

 

 

Pendant que sa carrière démarre en France, la guerre fait toujours rage. Il aide deux de ses amis Juifs à se cacher, mais la Gestapo les retrouve et les arrête. Jean est arrêté avec eux pour les avoir caché. Ils sont tous les trois embarqués dans un train. En route, Jean réussit à s’échapper avec l’aide de ses deux amis. Plus tard, il apprend que ses amis ont été tués dans un camp de concentration à Buchenwald.

 

 

1944

Alors qu’il habite chez sa tante Anna, il s’éprend de sa cousine Éliane Clérieux qui se retrouve enceinte après une aventure. Le couple s’épouse, mais à la naissance de leur fils, Michel, Éliane meurt. En quelques mois, Jean se retrouve marié, père et veuf.

 

 

 

Après avoir repris sa carrière de figuration au cinéma, il se lance dans une nouvelle aventure. Avec un partenaire masculin, il offre un numéro de danse où il se produit en travesti. Le numéro plaît au public. À la même époque, il se produit au Lido en personnifiant l’actrice Marlene Dietrich. Un producteur le remarque et lui offre de participer à des revues en tant que transformiste. Il prend alors le nom de scène de Guilda (ajoutant un L à son nom de famille), faisant référence à un film dans lequel jouait la grande Rita Hayworth, « Gilda » (sans le U).

 

 

 

La renommée de Guilda dépasse les frontières de la France alors qu’il est appelé à faire une tournée au Maroc.

 

 

 

Il devient ensuite la doublure de Mistinguett dans différentes revues, la personnifiant à des âges plus jeunes. Il a ainsi l’occasion de côtoyer de près la légende du music-hall français. Avec elle, il fait la tournée en France, en Afrique du Nord, en Espagne et en Belgique.

 

 

1950

En janvier, lors d’un spectacle à Tunis, il participe à une soirée animée par l’acteur américain Bob Hope. Il y fait la connaissance d’une jolie fille appelée Robin.

 

 

1951

En février, la troupe de Mistinguett traverse en Amérique pour se produire à Montréal. À l’époque, le régime de Maurice Duplessis interdit les spectacles de travesti dans les cabarets. Guilda réussit à échapper à la règle grâce à Mistinguett qui le présente comme son indispensable doublure.

 

 

 

Avec le temps, poussé par Mistinguett, le personnage de Guilda prend de l’essor. Il n’est plus seulement une doublure, mais devient peu à peu un personnage en soi. Mistinguett le pousse à commencer à chanter ses propres chansons. La troupe continue de se produire en France, à New York et à Montréal où le personnage de Guilda devient de plus en plus populaire.

 

 

 

Au cours de l’une de ces tournées, il revoit Robin avec qui il avait eu une aventure sans lendemain. Elle est sur le point d’accoucher de l’enfant que lui a fait Jean sans le savoir.

 

 

1951

Le 19 octobre, Robin donne naissance à leur fille, Gaye. Robin aurait choisi ce nom parce qu’elle était lesbienne et que Jean était bisexuel.

 

 

 

Pour faire un coup de publicité dans le milieu des travestis, il accepte de se marier. Il épouse une danseuse du Lido appelée Marion. Ce mariage, jamais déclaré en France, ne sera jamais valide.

 

 

Années 50

De retour à Paris, il s’affranchit de la troupe de Mistinguett. Il loue le cabaret La Roulotte à Paris où il se produit en vedette.

 

 

 

Il effectue ensuite une série de spectacles aux États-Unis où il retrouve Robin et leur fille Gaye. Guilda se produit à New York, à Miami et à Las Vegas et dans plusieurs autres grandes villes.

 

 

1954

Alors qu’il se trouve au Wisconsin, aux États-Unis, il se marie à Robin, la mère de sa fille.

 

 

 

Après un court séjour à Vancouver, la petite famille s’installe à Montréal où Guilda obtient beaucoup de succès dans les cabarets. L’animatrice Michelle Tisseyre la remarque et l’invite à son émission de télévision « Rendez-vous avec Michelle ». Guilda devient alors une star au Québec.

 

 

 

Au milieu des années 50, le personnage de Guilda est si populaire qu’il peut tenir l’affiche pendant 6 à 8 mois au même cabaret. Mais la société québécoise est encore puritaine et le personnage est aussi vertement critiqué. Certains vont même jusqu’à lui faire un procès pour obscénité.

 

 

 

C’est également à cette époque que décède son père. Pris par un engagement au cabaret, il ne pourra pas se rendre aux funérailles en France.

 

 

1956

Alors que Gaye a 4 ans, ses parents la font baptiser le 27 avril.

 

 

1958

Depuis plusieurs années, Robin avait de sérieux problèmes d’alcool. Lorsque Jean a voulu la confronter à ce sujet, elle s’est enfuie aux États-Unis avec Gaye. La mère et la fille disparurent et bien que Jean envoya des équipes d’enquêteurs pour les retrouver, il n’eut plus de nouvelles d’elles.

 

 

1959

Il connaît une aventure avec Alice, une chanteuse de sa troupe qui se produit au Casa Loma. Enceinte, Alice veut se marier pour sauver les apparences. Mais comme Jean ne peut pas obtenir le divorce de Robin, il ne peut l’épouser. Elle choisit donc d’épouser un autre homme, mais Jean reconnaît tout de même l’enfant comme son fils.

 

 

1959

Le 27 octobre, Alice donne naissance à Ivan, le fils de Jean.

 

 

Années 60

Après un séjour à San Francisco, il fait la connaissance d’un grec, Nick Alexakos. Il en tombe amoureux et l’engage comme danseur dans sa troupe. Le jeune homme lui déclare avoir 21 ans, mais Jean apprendra plus tard qu’il n’en avait que 16. Pour le ramener travailler à Montréal, Jean a fait un arrangement avec ses parents pour devenir son tuteur. Mais leur relation amoureuse ne va nulle part : Nick est amoureux de Guilda, la femme, et non pas de Jean, l’homme. Ils se quittent alors que Nick part travailler aux Folies Bergères, à Paris.

 

 

1967

En mars, il achète le cabaret El Morocco qui devient Chez Guilda. Mais à cette époque, les cabarets sont sur leur déclin. Un mois après l’ouverture, il se voit dans l’obligation de fermer la place.

 

 

1967

À peine remis de l’échec de Chez Guilda, il se voit offrir de monter une revue pour le nouveau Théâtre des Variétés que vient d’ouvrir Gilles Latulippe. Jusqu’en 2000, Guilda y présentera de nombreux spectacles.

 

 

1975

Âgé de 16 ans, son fils Ivan, qui a été élevé à Rivière-du-Loup, manifeste le désir de venir s’installer à Montréal avec son père. Jean l’accueille chez-lui. Ivan veut aussi faire du show-business. Après avoir suivi des cours de danse à New York, Jean l’engage dans sa troupe comme danseur et chanteur.

 

 

1987

Son fils Ivan est ravagé par la maladie. Traité pour une pneumonie, on lui annonce par la même occasion qu’il souffre du Sida. Malgré tout, Ivan remonte sur scène avec son père.

 

 

1989

Guilda donne une série de spectacles en Floride. Ivan l’accompagne avec beaucoup de dynamisme.

 

 

1989

Le 25 juin, après s’être battu jusqu’au bout, Ivan meurt du Sida à l’âge de 29 ans. Jean en demeurera inconsolable jusqu’à la fin de sa vie.

 

 

1990

À la fin de l’année, alors qu’il séjourne chez son frère Jacques au Mexique, Jean fait la connaissance de Fleurette Bouchard de qui il tombe amoureux.

 

 

1991

Le 21 juin, Jean se marie à Fleurette Bouchard lors d’un mariage civil intime, suivi, le lendemain, d’un mariage plus grandiose au Vieux-Port de Montréal où des dizaines d’invités partagent leur bonheur. L’événement est largement médiatisé. En décembre, 6 mois à peine après l’union, le couple se sépare sans que le mariage n’ait été consommé. Encore une fois, les médias font leurs choux gras de cette rupture.

 

 

1996

Sa fille Gaye, qui se croyait orpheline, l’appelle pour savoir s’ils sont parents. En apprenant qu’il est son père, Gaye renoue avec lui. Elle lui apprend que sa mère Robin avait vécu avec un militaire et qu’elle était morte d’une cirrhose en 1965.

 

 

1999

Alors qu’il se produit au Palais Montcalm à Québec, Jean est pris d’un malaise. Emmené d’urgence à l’hôpital, il est victime d’un infarctus à l’âge de 75 ans.

 

 

2000

Après sa convalescence, il est de retour sur scène avec « Guilda 2000 ». Ce spectacle sera le dernier à être présenté au Théâtre des Variétés que Gilles Latulippe a décidé de vendre.

 

 

 

Au fil des ans, Jean a également développé la peinture, se spécialisant notamment dans le nu masculin. Peu à peu, Guilda est disparu. Jean préférait faire disparaître le personnage.

 

 

2012

Le 27 juin, il meurt à l’âge de 88 ans. Lors de ses funérailles, célébrées le 6 juillet en l’église St-Viateur d’Outremont à Montréal, on reconnaît plusieurs artistes qui l’ont côtoyé au cours de sa carrière, dont Gilles Latulippe, Jenny Rock et Evan Joaness.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sa discographie

 

1962

Une femme pas comme les autres (réédité en 2001)

1986

Elle est bien dans ma peau

 

Ses disques 45 tours et simples

 

1980

Tango des boys

 

Ses spectacles

 

1965

Toutes plumes dehors (à la Place des Arts)

1976-1977

Tout feu, tout femme (au Théâtre des Variétés)

2000

Guilda 2000 (au Théâtre des Variétés)

 

Vive la mariée

 

Roméo et Juliette (au Baril d’Huîtres à Québec)

 

French Dressing (à New York dans les années 70)

 

Alleluia Guilda (au Théâtre des Variétés)

 

Ses rôles au théâtre

Étant donné le caractère éphémère du théâtre, les données de cette liste risquent d’être incomplètes. Si vous possédez des informations pour enrichir cette fiche, n’hésitez pas à nous les communiquer au starquebec@hotmail.com

 

Année

Titre de la pièce (auteur s’il y a lieu)

Lieu ou compagnie de production

  

1942

J’ai 17 ans (Paul Vandenberg)

Théâtre Monaco

 

Qui a vendu la mèche

 

 

Et ta sœur

 

 

Tel père, tel fils

 

 

Le retour du colonel

 

 

Ses rôles à la télévision

 

 

 

 

Année

Diffuseur

Titre de la série ou de l’émission

Rôle (s’il y a lieu)

  

197?

TVA

Symphorien

Adolphe Valentino (1 épisode)

1980

TVA

Les Brillant

Personnificateur Guilda (1 épisode)

1981

SRC

Bonne année Roger (Bye-Bye 1981)

 

1984

SRC

Les grands esprits

Chevalier d’Éon (1 épisode)

1988

SRC

Le grand jour

 

 

Ses rôles au cinéma

 

Année

Titre du film

Réalisateur

  

1970

L’amour humain

Denis Héroux

1972

L’apparition

Roger Cardinal

1973

Y’a toujours moyen de moyenner

Denis Héroux

1975

Pousse mais pousse égal

Denis Héroux

 

Les livres et documents qu’il a publiés

 

Année

Titre

Éditeur

Genre

  

1979

Guilda, elle et moi

Québécor

Autobiographie

2009

Il était une fois… Guilda

P.P. Canada

Autobiographie

 

Crédits et liens

 

Littérature

 

GUIDA, Jean, « Il était une fois… Guilda », P.P. Canada, 2009, 240 pages.

 

RÉMY, Edward et VÉZINA, Marie-Odile, « Têtes d’affiche », Éditions du Printemps, 1983, pages 380-381.

 

 

Documents audio-visuels

 

PRODUCTIONS COSCIENT INC., « Guilda, phénoménale, maître du music-hall », scénario et réalisation de Carmel Dumas, présentation de Claude Landré, narration de Marthe Turgeon, diffusion sur Canal D, 1999, 93 minutes.

 

 

Sites internet

(Star Québec n’est pas responsable du contenu des liens proposés)

 

Les œuvres de Guilda

Wikipédia

Auteurs compositeurs.com

The Internet Movie DataBase

 

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Le coin du consommateur

 

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Intronisation au Temple de la Renommée le 18 novembre 2012.

Dernière mise à jour le 16 novembre 2012.